Côte d’Ivoire: L’alliance des présidents Gbagbo Et Bédié pèsera t-elle de son poids dans la politique?

Le ton était à la réconciliation, samedi 11 juillet, à Daoukro, dans le centre de la Côte d’Ivoire, fief du président Bédié, où l’ex-président Laurent Gbagbo a été chaleureusement accueilli par un de ses prédécesseurs et ancien rival Henri Konan Bédié. 

Fusion des présidents Gbagbo et Bédié

Autrefois adversaires politiques, les deux cadors de la vie politique ivoirienne se sont tour à tour remerciés, félicités, et ont affiché leur nouvelle complicité. Les deux hommes ont enchaîné les accolades et se considèrent désormais comme des « frères ». Prenant chacun la parole au cours de ces deux jours, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ont appelé à repenser le processus de réconciliation nationale.

Lors de son allocution, le président Laurent Gbagbo a laissé entendre ces mots: « On peut décider que nous n’avons aucune Constitution et vivre comme ça. Mais si nous avons une Constitution, il faut se battre pour être du côté de la Constitution. Respectez les textes ! » a-t-il martelé avant de poursuivre: « Est-ce que Laurent Gbagbo peut rencontrer Henri Konan Bédié sans que ça soit de la politique ? Assumons de faire de la politique ! ».

Longtemps restés des rivaux politiques, aujourd’hui les deux hommes, tous deux ex-présidents de la république, veulent s’unir afin de redonner de la force et du poids à l’opposition qui a semblé fébrile depuis quelques années.

Rappelons que dix ans auparavant, pendant que le président Laurent Gbagbo était aux affaires, le président Bédié avait penché du côté du président Ouattara en lui apportant son soutien. Par la suite, il fut transféré à la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité.

Désormais libre, le président Laurent Gbagbo est rentré et est allé rencontrer son aîné, le président Henri Konan Bédié pour une union. « Une marque de réconciliation », a-t-il affirmé.

Résolument engagé contre le troisième mandat du président Alassane Ouatarra, Henri Konan Bédié a trouvé en Laurent Gbagbo un allié de poids. Le président du FPI-Gor a dénoncé à Daoukro ceux qui ne respectent pas « ce qui est écrit ». « Parce qu’en Afrique on a un problème, s’est-il emporté. Nous écrivons le texte et puis on le froisse et on le jette. » 

L’opposition peut comme on le dire « renaître de ses cendres », car le sujet de l’union est désormais mis sur le tapis. Et la perspective d’une alliance entre le PDCI et le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo n’est pas à exclure en vue des prochains scrutins nationaux.

King 3A.N

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