CPI-Côte d’Ivoire: Gbagbo n’est-il pas un chanceux ?

Quand on parle de chance, le président Gbagbo et Blé Goudé en sont une parfaite illustration et suivez mon regard.

Le président Gbagbo de retour

Voilà un président dont la France avait craint et ne l’a pas vu venir dans son rétroviseur et qui est arrivé, de manière légale, qui va se voir traquer comme un lion affamé dont il faut absolument s’en débarrasser, mais il tient.

Voilà un président qui, dans son approche même avec son peuple a su faire passer le mot familial et qui lui a montré son réel amour et qui n’a pas été compris de l’extérieur, mais adulé de l’intérieur.

Voilà un chef qui a tenu manu militari sur une corde raide et qui n’a de cesse de subir et il a subi jusqu’à son dernier retranchement.

Voilà un homme qui a su mélanger la farine et l’eau pour en faire un pain et qu’il avait tenté de le distribuer à tous et que son entourage l’avait encerclé, sans qu’il ne parvienne à ce partage, mais il leur a partagé.

Voilà un président, un héros des temps modernes, qu’on traque dans une résidence devenue un trou à rat, qu’on extirpe vivant et qui offre le sourire à son peuple et qui a fait pleurer tout ce peuple qui ne l’a point abandonné.

Voilà enfin, un captif qui, sous d’autres cieux, on lui tranchait la gorge pour supprimer sa vie et qui est encore en vie. Pendant que les armes crépitaient contre lui seul, on le sort vivant, le brandissant comme un trophée de guerre et qui garde son calme.

Voilà, un prisonnier déporté dans la chaleur caniculaire du nord et qui crée encore l’émoi dans le nord, jusqu’à ce que le décideur, décide de le déporter dans une prison nouvelle et moderne, mais néocoloniale tout de même, qui garde le sourire et ameute tout un monde blanc comme noir.

Comment est-il fait pour avoir cette chance de surplanter tout, le lieu où on ne sort jamais acquitter, mais qui contraint à vivre isoler avec des sentences de morts sur la durée, Charles Taylor en est un parfait exemple.

Voilà un noir contre la fameuse France-Afrique, coriace qui a ramené la raison à l’ONU et à le France tout entière pour qu’enfin, justice lui soit rendu. Je peux peut-être me tromper, mais c’est un chanceux.

Non seulement, il est chanceux, mais pour une fois dans l’histoire de la traite négrière, le colon va indemniser sa victime, dites-moi, est-ce qu’il y a un autre mot pour qualifier sa chance ?

Comme un singe qui porte son enfant, il a fait rejaillir sur son fils Blé Goudé, l’onction de cette chance et il est devenu aussi, chanceux, comme pour dire souvent que des situations peuvent contaminer.

Ils vont arriver très bientôt. Comme certains saints, celui qui touchera simplement son habit à son arrivée, aura l’éternité de vie et voilà une des raison pour laquelle, ils seront nombreux à l’aéroport le jour de son arrivée pour toucher, l’enfant extraordinaire, le retour de l’enfant prodige, le retour d’un esprit.

Comme une légende, Gbagbo rentre dans le panthéon des immortels et avec son Blé Goudé qui deviennent de facto des héros des temps modernes. Beaucoup avaient espéré et la mort les a frappés, beaucoup avaient lutté pour cette victoire, ils ne sont plus de ce monde et ils auront beaucoup de gerbes de fleurs à portée de main pour faire le tour de ces cimetières où reposent ceux-là, parmi lesquels, sa propre mère et pour Blé ses propres frères.

Enfin, il faut qu’ils arrivent et le reste, comme disent les agni, celui qui vient chez lui, on ne finit jamais de lui demander les nouvelles.

Gbagbo, tu es vraiment un enfant béni et chanceux, bonne arrivée, ou du moins, bon retour, mais où est Blé Goudé ?

                                                            Joël ETTIEN

      Directeur de publication : businessactuality.com

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