Côte d’Ivoire: Il faut encourager les jeunes ivoiriens à s’orienter vers les métiers de la terre et de la pêche.

Comment peut-on venir à bout de la pauvreté et de la misère si toute une jeunesse est en proie à la facilité, incapable d’imaginer, innover pour son propre avenir ? Tous les jeunes ivoiriens pour la plupart veulent être riches sans efforts et attendent de recevoir de l’argent propre venant de l’administration.

Il faut que la jeunesse ivoirienne soit inventive pour sa propre survie, car elle a tout autour d’elle pour s’en sortir. Cependant, elle se projette dans des rêves irréalisables qui l’éloignent de son propre bonheur. Il faut qu’elle prenne des risques.

La jeunesse ivoirienne a d’autres soucis que de se créer des voies et moyens pour sa vie. Quand ils ont un bout de temps de libre, au lieu de se mettre ensemble pour songer à se créer des richesses, c’est dans des bars et avec eux des dizaines de bouteilles d’alcool. La commune de Yopougon en est la parfaite illustration et c’est vraiment indigne pour un pays qui se veut solidaire et émergent.

La terre et les eaux seules peuvent leur permettre d’être plus heureux que la fonction publique qu’ils guettent. La Côte d’Ivoire est couverte à perte de vue par des forêts, susceptibles de susciter de l’emploi. Malheureusement en Côte d’Ivoire, tout doit venir de l’état et, il y a des diplômés de plusieurs années qui attendent pendant que la terre aussi les attend.

Si ces jeunes étaient inventifs, l’état ne commanderait pas du riz à l’extérieur. Aussi la part de cet état est grande. Il ne fait rien pour les encourager à aimer les métiers de la terre et de la pêche. Tout le monde a les yeux rivés sur les secteurs de la fonction publique alors que l’état seul ne peut pas les embaucher.

Autant la responsabilité de l’état est engagée, autant les jeunes doivent s’orienter vers d’autres sources de bonheur.

Les salons des fonctionnaires ivoiriens sont remplis de parents à la recherche d’emploi, pourtant, ces jeunes sont pour la plupart héritiers, propriétaires terriens et ces terres dorment.

Nous avons assisté à une émission à la RTI où un responsable des pêches se plaignait que son secteur est détenu par des ghanéens et des maliens. Pendant ce temps, les rues d’Abidjan sont bondées de jeunes à la recherche du bonheur. Ils ne sont pas imaginatifs, ni inventifs pour faire leur propre bilan de leur traversée de désert.

La terre ne trahit pas disait le président Houphouët Boigny, mais que fait-on pour orienter ces jeunes à la tête pleine ?  

L’agriculture ivoirienne seule peut nourrir toute la sous-région en vivres, mais pour ce faire il faut que l’état motive son exploitation par ces jeunes qui commencent par perdre espoir et se retourneront contre lui.

Il faut encourager les jeunes ivoiriens à quitter l’assistanat qui ne vient jamais et se tourner vers l’agriculture et le pêche.

Les jeunes sont trop dans la joie. Ils sont à la recherche des gains faciles et personne ne veut produire des efforts. Comme on ne les invite pas à aimer la terre, beaucoup veulent devenir riches en prenant des raccourcis et on assiste à des rituels humains.

On en exploite à des fins diaboliques, comme les microbes et des miliciens prêts à l’emploi pour des rébellions. Il faut occuper ces jeunes pour les épargner du banditisme, de la drogue, de la prostitution.

Il faut promouvoir les talents qui sortent en embrassant les métiers de la terre et de la pêche, pour inciter les autres à s’y sentir honorés. Il faut encourager les jeunes qui s’orientent dans ces secteurs. Il faut initier des prix d’excellence chaque fin d’année pour honorer ceux qui s’en sortiront.

                                                   Joël ETTIEN

              Directeur de publication : businessactuality.com

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