Côte d’Ivoire: Il faut réhabiliter KKB si le PDCI RDA veut vraiment reconquérir le pouvoir d’état.

Depuis un certain moment, le nom de KKB revient constamment dans les couloirs de la pensée collective du PDCI RDA et la plupart, manifestent ce regret de le voir si éloigné alors que sa place et sa présence se font remarquer. Ainsi donc, nous avons décidé de mettre sur la place publique ces angoisses politiques du plus vieux parti politique ivoirien, bloqué et qui a du mal à démarrer. La question, comment peut-on réhabiliter Kouadio Konan Bertin dit KKB au regard des grands enjeux en face ?

KKB, l’homme de la situation pour le PDCI RDA ?

On dit souvent que gros cœur ne mange pas du riz chaud et ce n’est pas quand la maison brûle qu’il faut montrer ses muscles, mais ses idées pour se donner la force d’éteindre le feu, et revenir voir ceux qui ont eu ce courage de s’approcher de cet incendie ravageur.

Le PDCI RDA ne peut pas rester dans cette léthargie chronique qui le consume dans son hamac gérontocratique destructif aux allures monarchiques. Le président Bédié a favorisé trop de clans à savoir, le secrétariat exécutif et le comité politique qui jusque-là, manque de contenu et tergiverse.

Ces clans se regardent tous en chiens de faïence qui ne proposent rien de crédible comme alternative, et attendent tous les directives du vieux. Pour un parti qui veut reconquérir le pouvoir d’état qu’il l’a perdu, c’est mal parti. Depuis 1999 à ce jour, le parti donne l’impression de se chercher des locomotives pour le remorquer dans des alliances factices à sa propre destruction.

A propos de KKB, celui qui était considéré comme le soldat égaré, revenu positionner son père Henri Konan Bédié, en lui attribuant le nom de général, en principe il ne devrait pas avoir d’histoire, mais le temps passe et la sclérose du parti s’endurcit.

Que peut-il avec le titre de conseiller face à des gens comme Maurice Kakou Guikahué qui ne veulent pas voir s’approcher auprès du vieux des courageux ? Non, le président doit revoir son organigramme pour mettre des baroudeurs et non des fumistes.

Tous ces responsables qui animent ses instances, sont tous dans la chorale et reprennent en masse le refrain du lead vocal, mais là, il ne s’agit plus de chants en liesse mais plutôt, de rechercher des stratégies adaptées aux contingences actuelles pour aller à l’assaut d’un pouvoir d’état perdu il y a plus de 21 ans.

Le PDCI RDA est encré dans une espèce de gérontocratie qui dès qu’on parle de jeunesse, on enfreint à ses dogmes.

En interne, on donne l’impression que le président Bédié oppose les uns contre les autres et le temps passant, on ne voit rien de rassurant et de crédible venir. Quand on en parle, ce sont des courroux qui vous tombent sur la tête, pourtant, rien ne va.

Certains sont venus de l’exil et croient que le parti les attendait pour démarrer, quand ils savent qu’ils n’en détiennent pas les clés du combat et, qui se créent des royaumes sans fidèles ? La cathédrale se vide et le parti n’existe que de nom.

Beaucoup de ses fidèles sont partis à la recherche de nouveaux espoirs et de nouveaux abris sous un silence regrettable et le vide et l’écart s’élargissent. Quand une plaie n’est pas soignée, elle devient une gangrène. Cela fait maintenant 22 ans, c’est trop.

Voyons voir, est-ce que KKB a-t-il signé une alliance avec quelqu’un ? Non, il a pris plutôt de gros risques qui méritent que son parti le PDCI RDA s’enorgueillisse à le féliciter. Là, on parle de politique et non d’état d’âmes qui fait occasionner des émotions et de la passion.

Quand il a imaginé que le président Bédié devrait logiquement se reposer et que ce sont ses fils qui devraient aller à la chasse pour lui envoyer du gibier, qui peut affirmer ici et maintenant que le grenier du président Bédié est fourni, alimenté ?

Si c’est le courageux que le parti cherche, eh bien, KKB en est un. Si c’est le preneur de risque qui manque, encore KKB est là. Pourquoi au PDCI RDA, on va chercher trop loin ce qu’ils ont à portée de main ? Il faut baisser cet orgueil qui tue le parti. Face à un RHDP qui a pris goût au pouvoir et qui n’est pas prêt à lâcher du lest, ce ne sont pas les vieux adages ou des expressions académiques, qui lui apporteront la victoire sans efforts.

Au regard donc de cette analyse, il est bon et nécessaire, primordial, puisqu’entre le président Bédié et KKB son fils il n’y aucun nuage, que le père repositionne son fils qui apprend les vrais règnes de l’exercice du pouvoir. Il est ministre souvenons-nous.

Nous reviendrons sur cet aspect de ce parti qui est plein de cadres qui observent et qui par mesure de prudence, rejoignent le RHDP la nuit pour préserver leurs acquis. Il faut réhabiliter KKB et tous les militants en seraient gagnants. S’il y a quelqu’un à juger, ce n’est pas lui en tout cas et nous ne voyons pas où il a trahi en manquant du respect, puisqu’il a fait savoir au président Ouattara qu’il ne quitterait jamais son parti et qu’il est dans ce gouvernement sournoisement au nom du PDCI RDA.

                                                               Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.