Côte d’Ivoire-Incidents meurtriers: Quand le tigre dort, il ne faut pas le réveiller.

Les incidents qui se sont passés ces trois derniers jours dans certains quartiers de la ville d’Abidjan, sont en train de produire leurs effets. On nous annonce des arrestations. Le tigre dort, inutile de le réveiller. Les ivoiriens ont jaugé leur capacité à cimenter leur unité et le reste à venir, donne de la visibilité pour ce challenge.

C’est à partir d’une ancienne vidéo que le feu s’est rallumé et embrasé sur certains ressortissants nigériens vivant sur les bords de la lagune Ebrié. Les autorités ivoiro-nigériennes se sont empressées à trouver dans leur union, de la voix à vite réagir et elles ont réagi sine die.

La peur a changé de camp et tous les ivoiriens, semblent comprendre l’essentiel et l’important de leur prise de conscience et sonnent le test de leur énergie. Ce qui s’est passé ces trois jours à Abidjan, n’est pas à négliger. Nous insistons sur la communication du gouvernement à l’endroit de ses compatriotes, qui se sentent exclus dans toutes ses priorités. Orphelins donc, livrer à eux-mêmes, ils jaugent leur capacité d’unité nationale à travers ces actes.

Aucun pays au monde ne peut se développer sans la paix et la quiétude. Les ivoiriens en la matière, ne se sentent plus protégés et mis en assurance. On ne va pas cesser de le répéter, les ivoiriens se sentent éloignés de la gouvernance et en leur qualité de peuple abandonné, ils sont en train de faire des tests pour voir la fragilité ou la dureté du pouvoir en place. Ce qui s’est passé, est une marque de démarrage.

En dépit des arrestations et des accusations à l’encontre de certains leaders politiques ivoiriens, le signal est donné et tous les ivoiriens semblent mordre à cet hameçon. Les autorités ne doivent pas passer à côté de cette plaque et songer à modifier leur communication qui n’a pas atterri pas dans des oreilles d’entendants.

Certains projettent ou insinuent que, comme le président Gbagbo et Blé Goudé arrivent, on fait tout ça pour créer la chienlit pour les décourager à descendre sur la terre de leurs ancêtres. A Yopougon, les fervents supporters de ces deux icones vont jusqu’à dire que peu importe, mais ils les attendent.

Voilà qu’autour de ces incidents malheureux, il y a trop d’interprétations mais ce qui est sûr, la peur a changé de camp. C’est la moralité que nous tirons sur ces cas tristes qui ont occasionné un mort et plusieurs dégâts importants, dans le camp des nigériens.

Aussi, c’est une alerte aux autres communautés étrangères vivant sur le territoire ivoirien, d’informer leurs compatriotes dans leurs pays respectifs, de ce que maintenant, un comportement ignoble sur un ivoirien, la riposte serait immédiate et aux conséquences énormes. Quand le tigre dort, il ne faut pas le réveiller et les ivoiriens, ont cimenté désormais leur unité nationale, donc très aguerris à tout ce qui leur arriverait.

Ils ont aussi identifié tous les domaines clés de leur économie détenue par certains étrangers, donc ces cibles sont dans leur viseur. Attention, il faut prendre d’autres dispositions pour s’adresser aux ivoiriens, qui veulent entendre d’autres sons rassurants que ceux qu’on leur a servis et qui sont appauvris d’assurance et de solidarité.

                                                   Joël ETTIEN

         Directeur de publication : businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.