Côte d’Ivoire: Il faut que la justice rassure tous les ivoiriens.

Si le pouvoir ivoirien avait donné l’indépendance à la justice, qui constitue un second pilier d’éducation, on n’en serait pas arrivés à des dérapages, comme ce qui se passe, actuellement.

L’impartialité de la justice tant souhaitée

A un moment, des députées de la république profanaient des dames du PDCI RDA et la plainte de l’injuriée n’est allée nulle part jusqu’à ce que plus tard, la députée présente ses excuses. Quelles sont les raisons qui l’ont poussée à insulter la pauvre dame du PDCI RDA ? On n’en sait rien. Peut-être comme elle est du parti au pouvoir, est-ce la raison de ce dérapage ?

Les faits de ce genre sont très récurrents et la multiplication de ces actes à deux poids deux mesures, ont fragilisé toute la justice au point où quand dans l’opposition quelqu’un porte plainte et qu’elle veut agir, cela devient un tollé national.

La justice ivoirienne s’était montrée à l’époque partisane et aujourd’hui, le peuple qui s’est cru protégé avait commencé à perdre espoir. Le cas de madame Gbagbo qui ne fait que subir les injures et des accusations de la part de certains cyber-activistes et qui a porté plainte et que celle-ci ait été recevable, en mois de 48h, cela crée le buzz.

  Si cette justice avait été réciproque et agi comme il le fallait ou se devait, aujourd’hui, elle ne serait pas mise au banc des accusés. Certains enfants qui manquent sans doute une deuxième éducation, auraient des points de chute pour une deuxième chance.

Il faut que la justice soit une justice pour tous et que tous les citoyens se sentent protégés et sécurisés.

Les enfants de la rue, les microbes qui sévissent sans être inquiétés en plein jour, tuant et volant à la machette dans certains quartiers, tous ces faits aggravent cette accusation que les ivoiriens manifestent à l’égard de leur justice. En plus, il y a des cas sur lesquels quand elle agit, elle ne fait aucune communication comme ceux qui ont commis le crime à Daoukro où la tête d’un jeune avait coupée et servie de ballon.

Certains malfrats aussi, avaient commis des actes d’une extrême gravité pendant les élections à M’batto, Toumodi, Divo, Bonoua, etc., mais si elle a agi, aucune communication n’a été rendue publique. Alors quand l’avocat de madame Gbagbo porte sa plainte et qu’elle s’exécute illico presto, il y a de quoi que certains se posent des questions. Certains vont jusqu’à juger madame Gbagbo d’être de connivence avec le pouvoir, raison pour laquelle sa plainte a été vite traitée.

La justice n’est pas une grande muette comme l’armée, c’est pourquoi pour participer à la réconciliation nationale et à la paix, elle doit jouer un rôle d’équité, d’égalité et d’impartialité pour rassurer tous les citoyens.

Sinon en temps normal, peu importe le lieu où on se trouve, il faut tourner sa langue plusieurs fois avant de sortir des propos blessants à l’égard des autorités tant du pouvoir que de l’opposition. Il faut donner son avis, faire des analyses et éviter de tomber dans les travers car, nous ne sommes pas dans une république bananière pour que tout aille dans tous les sens.

Nous osons espérer que les choses rentreront dans l’ordre et le respect. L’éducation personnelle, la sagesse habiteraient chaque ivoirien pour le projet pour tous et le bonheur pour chacun, comme disait le président Bédié dans l’un de ses slogans de campagne.

                                                          Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.