Côte d’Ivoire: Justin Stanislas, tu es où ? Je t’écoute.

Loin de la France, mon pays d’accueil, près de mon berceau, j’écoute le son du battement de mon cœur et mes souvenirs matinaux roucoulent vers, ce résistant immortel et le seul doyen des artistes ivoiriens, dont sa femme que j’appelle affectueusement Wassia, le petit nom qu’il lui a donnée, notre Justin Stanislas, qui résiste à l’usure des temps nouveaux, pendant qu’il communique avec les anciens. La présence de cet immortel Justin Stanislas parmi les siens et de nous, n’est d’autres sources que de lui manifester notre amour et notre soutien sous toutes les formes. Justin Stanislas, Wassia, le temps est beau ici.

Hommage à Justin Stanislas

Justin Stanislas, comme j’ai des frissons quand j’évoque son simple nom. Comment fait-il pour résister à ces temps ignobles de virus mortels et avec autant d’ingratitude des Hommes, face à un concepteur de la joie et des berces des temps de notre époque.

Wassia se bat pour lui redonner vie nouvelle, dans sa vie ancienne qui se bonifie au gré des efforts de sa seule côte, ma sœur Wassia, la marraine de Clignancourt. Elle, oui, c’est elle qui le protège. le savoir qui témoigne du temps que vivre avec un grand artiste, n’est pas du tout de la tarte, mais à force de persévérer, elle s’est habituée à ces caprices de cette star interplanétaire.

Les enfants sont partis et ceux qui sont restés vont bientôt partir, quitter la maison, parce qu’ils sont devenus grands et doivent prendre leur envol. Pour lui donner la vie et la survivance, Wassia est devenue par la force des choses, cyber activiste, en maitrisant les outils des réseaux sociaux, Wassia, je te suis et je te lis. Tu en fais beaucoup et il aurait fallu que tu sois à ses côtés sinon, livré aux autres proies, il serait déjà parti.

Bidy, Justin Stanislas, ce crooner au col tissé comme les cheveux de ma mère dans sa tendre jeunesse, Wassia lui a conféré un nouveau style, les lunettes noires, pour masquer l’usure du temps qui lutte son beau visage, mais ma sœur, tu joues le bon rôle, car à ce stade, c’est de la reconnaissance, ce que j’appelle, de la gratitude.   

Ce matin, je ne sais pas les raisons, mais Justin résonne dans mon crâne et je le danse dans ma solitude, de mon pays capricieux qui me montre un nouveau code d’accès. L’artiste a préféré, se réconcilier à son Dieu en lui dédiant les dernières notes. Je ne savais pas qu’il avait aussi des qualités de chantre en lui, waoo, Justin Stanislas, vraiment !

Il est complet comme une coupe de champagne. Il se bonifie avec le temps qui lui lutte son inspiration, mais quand on l’attend dans le ghetto, dans le populisme, il détourne le regard vers le son créateur pour lui dire merci.

Le timbre vocal de Justin ce matin, me secoue à me souvenir de sa voix envoutante et enivrante, quand celle-ci est accompagnée par des cadets à lui, comme Meivey Ehui Frédéric, qui le rapproche des sonorités actuelles et cela prolonge son espérance de vie. Wassia, dis-lui, que peu importe de mon lieu de résidence, je penserai toujours à lui et tout ce que je peux faire pour lui, c’est de t’accompagner par les notes de mon clavier pour lui dire, que je l’ai dans mon esprit partout, où je me trouve.

On sort de la période viscérale du Corona, tu as su le mettre à l’abri, à toi la gloie, notre Wassia. Salut à toi, le crooner, le seul vieux des artistes ivoiriens, comme une montagne, je ferai tout pour l’escalader pour retrouver la fraicheur pour calmer mon esprit.

Dommage que ses parents bété ne le cherchent pas, mais nul ne peut être prophète chez soi. Je suis un de ses supporters et je le regarde jouer sur le stade de sa vie.

                                                Joël ETTIEN

        Directeur de publication : businessactuality.com  

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