Côte d’Ivoire: La peur d’une sentence plonge le peuple dans l’attentisme

Si les ivoiriens ont peur de porter des critiques sous le prétexte qu’ils subiront la sentence du pouvoir, comment, si cela est vérifié, ce pouvoir peut s’améliorer ? Depuis que nous avons jugé utile de pénétrer dans le secret des centres de santé, surtout du CHU de Cocody, partout où on passe, les gens nous regardent, comme si, le ciel allait tomber sur notre tête. Quand on leur demande, ils disent tous, comme dans des choristes dans un groupe de chorale, qu’on voit, mais tu dis, tu auras affaire au pouvoir.

La peur d’une sentence plonge les ivoiriens dans l’attentisme

Le président de la république seul, ne peut pas satisfaire les besoins de tous ses compatriotes, c’est pour cela qu’il se fait accompagner et entourer par des ministres, dans tous les domaines, maintenant si ceux-là, ne font pas leur travail convenablement et qu’on leur fait des constats, si cela doit conduire à la mort, à la prison ou à des sanctions, c’est qu’il y a anguilles sous roche.

Pendant que certaines réalisations sont visibles et que dans d’autres, il reste encore à faire, ce n’est pas qu’il n’y a pas les moyens financiers, mais le manque de conscience professionnelle de certains collaborateurs du président de la république, l’exposent et si le dire, implique une sentence, c’est au président lui-même de voir.

Il ne peut pas être chez lui et voir comment les hôpitaux fonctionnent. Il ne peut pas être chez lui, et voir comment les policiers rackettent. Il ne peut pas être chez lui et savoir que les concours sont payants et souvent, les racketteurs ne remboursent pas l’argent des parents quand leurs enfants échouent à ces examens et concours. Il ne peut pas être chez lui, et voir comment, les élèves et étudiants se donnent à l’alcool, à la drogue et à la cigarette.

Critique engendre sentence

Ça fait trop pour une seule personne, c’est pourquoi, justement, il y a des gens qui lui font remonter certaines observations à travers les médias, si ce n’est les journalistes eux-mêmes. Là aussi, il y a offense à personnalité ?

Mais si dans un état, on ne peut pas critiquer, on ne peut pas parler de ce qu’il fait mal, mais le régime va droit dans le mur. Si c’est cela sa volonté, alors il faut qu’il revienne à la raison. Quand on dit la vérité, souvent ça peut faire mal, mais justement, ce mal qui peut provoquer le déclic et la prise des décisions suit pour les améliorations.

Il ne faut pas faire de la chasse aux hommes, une politique de survie. Qu’ils disent haut ce que tout le monde pense tout bas, ne peut pas être considéré comme un crime sinon, de fil en aiguille, on le taxera de despote, de dictateur et quand la parole est confisquée, c’est le libre chemin de la révolution. Si c’est cela, le but visé par le pouvoir, je voudrais lui signaler que les prisons sont bondées et surpeuplées et les ivoiriens n’ont plus peur de la mort, puisqu’elle est devenue leur quotidien.

Un pouvoir rassure, améliore et n’applique pas de sentence à la liberté d’expression, pour peu, qu’on lui fait des suggestions, si cela doit conduire à des disparitions, c’est le pouvoir qui détruit son image. C’est l’eau qui t’aime qui va dans ton canari, dit l’adage.

                                                   Joël ETTIEN

     Directeur de publication : businessactuality.com

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