Côte d’Ivoire/Présidentielle 2020: La violence peut-elle provoquer un déclic?

La violence qui s’opère à visage découvert dans les localités ivoiriennes, peut-elle provoquer une prise de conscience à tous les niveaux ? Le président Ouattara, n’est-il pas triste de ce qui se passe ? A-t-il besoin de faire la chasse à l’Homme ? M’batto a été le théâtre d’une extrême violence où il y a eu mort d’hommes, sans compter les autres villes qui s’embrasent, le RHDP n’a pas besoin de faire des tris pour choisir ses propres interlocuteurs. La Côte d’Ivoire brûle et le pouvoir regarde ailleurs.  

La violence extrême gagne les cœurs

Ce n’est pas parce que l’opposition ivoirienne semble se fragiliser et montre des signes d’incohérence que le pouvoir doit la poursuivre dans son ombre ? La situation ambiguë et chaotique sociopolitique ivoirienne, n’est pas compliquée si et seulement si, les uns et les autres tenants de l’opposition et du pouvoir, baissaient un peu la vue pour voir ce qui se passe sur le terrain, en mettant de côté, orgueil, égo, fierté.

Voilà une situation vieille de plus de 30 ans et qui ne donne pas à réfléchir et ils y ont tous assis et ça pourrit sous leurs pieds. Personne ne veut entendre raison, croyant être le champion de la détention de la science infuse.

Le monde entier ne regarde pas de bon œil la Côte d’Ivoire, depuis l’incarcération des Gbagbo à la CPI à nos jours où une simple élection entraine des morts. Personne ne veut faire de concession et ces ces leaders politiques, ont pris en otage tous les ivoiriens.

Il n’y a pas de temps pour des réflexions et tout le monde a son club de soutien. Aidés par ces suiveurs, les leaders politiques sont devenus des inhumains, presque des cannibales et le peuple ne leur fait plus confiance, mais plutôt de la défiance.

Les leaders politiques incapables de faire éviter la violence

Voilà le président Ouattara qui montre son incapacité à réunir ses frères et sœurs autour de son idéal de développement et voilà aussi, une opposition, infiltrée jusqu’os et incapable de s’entendre sur le minimum pour faire bouger les choses.

Pourquoi le président hésite-t-il à fédérer les ivoiriens ? Pourquoi a-t-il peur de cette union qui sera tout en sa faveur ? Trop d’éjaculation néfaste sur un peuple qui ne souhaite que vivre, dans ses traditions et ses mesures, aucun leader n’est pas capable, de l’y accompagner. On croit qu’on avance dans le progrès alors qu’on stagne dans les rancœurs et la haine.  

Les ivoiriens croient qu’ils ont perdu, mais c’est faux, cette lutte, pour redéfinir les angles pour l’amorce d’une vraie vision. On a laissé s’installer des clubs de soutien qui tirent profit de la situation qu’ils conseillent très mal leur leader à s’occuper des réels problèmes car il s’agit du vivre-ensemble.

Pour une élection, des conflits intercommunautaires surgissent qui embrasent toute une longue histoire de cohabitation, ça ne préoccupe le président Ouattara qui est toujours dans la répression et des arrestations. Les rois et chefs coutumiers, se sont vus prendre à leur propre piège, qu’ils ne peuvent plus parler, de peur de perdre leur salaire du mois.

Les religieux, ne prêchent plus la bonne parole de rassemblement et leur Dieu les a lâchés pour aller en Sibérie. La prison, n’est pas forcément, un lieu de punition et d’éducation, elle peut transformer des honnêtes citoyens en véritables à leur sortie. Ce qu’on peut éviter avec la parole, il faut l’utiliser.

Alors, au président Ouattara, tenant de tous les pouvoirs régaliens de se soucier de ses compatriotes, du sud, du nord, du centre, de l’est, à l’ouest, ils sont tous ivoiriens, sauf que beaucoup, ne sont plus contents et il ne faut pas envenimer la situation. On sait quand ça commence, mais on ne sait jamais quand ça s’arrête.

                                                                         Joël ETTIEN

                                       Directeur de publication : businessactuality.com

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