Côte d’Ivoire: Le cumul des responsabilités, un frein pour le développement.

Le cumul des postes de responsabilité en Côte d’Ivoire, cet autre crime contre l’évolution d’une jeune nation qui se construit et a besoin de la main mise de tous, certains cadres avec l’autorisation du système, ont entre leurs mains, plusieurs fonctions pendant que les autres crèchent dans l’isolement et la paupérisation de leur récrimination.

Trop de cumul de postes en Côte d’Ivoire

Après le passage électif du président Ouattara, les autres élections se sont ouvertes et se poursuivent. En Côte d’Ivoire, un seul individu est ministre, député, maire président du conseil régional, sénateur, planteur, éleveur, directeur de sociétés, chef du village ou roi et patron tout court. La population ivoirienne oscille entre 25 à 30 millions d’habitants et une minorité détient tant de pouvoirs.

Déjà, le 6 Mars dernier, le ballet des postes électifs a démarré. Des ministres qui ont été élus avec leurs suppléants et ça va continuer. J’oubliais qu’en Côte d’Ivoire, il y a des chefs coutumiers, guides religieux aussi qui cumulent aussi des postes. Parmi les élus, certains occupent des fonctions mais, ça ne dérange pas. Le pays vaque à ses occupations et beaucoup n’arrivent même pas à trouver trois repas par jour. Le chômage a atteint à tel sommet que la jeunesse ivoirienne perd de l’espoir.

Pour avoir fait les mêmes parcours scolaires et universitaires, certains ivoiriens posent les bâches et chaises pour les autres. Pendant ces élections législatives, certains jeunes désœuvrés ont pu se faire un peu d’argent de poche, en se mettant à la disposition des candidats et certains ont garni leurs garde-robes avec de nouveaux teeshirts, mais à l’effigie de quelqu’un.

Ceux qui devraient être élus, sont proclamés et les autres litiges attendent de voir la justice se justifier. Ils sont nombreux ceux qui ont plusieurs fonctions et ça ne dit rien aux chambres ivoiriennes.

Le président de la république aussi, il est le président de la justice, le chef suprême de l’armée, le président de la cour suprême, le chef suprême de la tradition et la majorité foisonne dans les méandres de la souffrance sans lendemain rassurant. Si le président ne dit rien, peut-être qu’il se sent aussi touché s’il évoquait ce constat, les autres lui diront et lui, n’est-il pas président de plusieurs institutions.

Le cumul des postes de responsabilités en Côte d’Ivoire, est un frein pour le développement, mais personne n’ose poser le doigt sur cette plaie gangrénant l’évolution. Je suis sûr d’une chose, les mêmes élus députés rempileront pour les municipales à venir, les sénatoriales et régionales, pour une seule personne, n’est-ce pas là une injure à la morale ?

Comment on peut venir à bout de la pauvreté et du chômage si une seule personne détient autant de pouvoir et les régions sont bloquées. Ils ne font rien non plus pour ouvrir ce monde vers l’extérieur et tout stagne. On fait croire que tout évolue, mais en réalité tout est bloqué, parce qu’une seule personne, ne peut être au conseil des ministres, être à l’assemblée nationale, être à la mairie, au sénat, mon Dieu, ils ont tous le don d’ubiquité en Côte d’Ivoire.

                                                             Joël ETTIEN

                   Directeur de publication : businessactuality.com   

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