Côte d’Ivoire: Le mur de la méfiance doit tomber.

Il faut faire tomber ce mur de méfiance, sinon à cette allure, l’écart se creuse entre le pouvoir et la population ivoirienne. L’inégalité sociale est trop visible qui donne cette impression que le développement ivoirien n’est pas participatif et inclusif. Ces inégalités peuvent provoquer des situations graves tôt ou tard, puisqu’elle gagne de jour en jour la quasi-totalité des ivoiriens.

Il faut faire tomber le mur de la méfiance

Mêmes les femmes ivoiriennes, avant de sortir portent des dessous appelés « collants », de peur qu’elles ne soient attaquées par d’autres. Quant aux hommes politiques, ils sont tous obligés de porter des dessous propres, parce qu’ils ne savent pas quand et à quel moment, ils peuvent être arrêtés. C’est un traumatisme qui se vit au quotidien.

La vie parait monotone et beaucoup d’ivoiriens se méfient du système et ce n’est pas bien, il faut que celui-ci, change et harmonise ses rapports pour rapprocher ses compatriotes dans sa gestion pour les rassurer. Le temps des approches est venu pour faire tomber cette méfiance.

On annonce des travaux à coût de milliards, et Abidjan grouille des bruits sonores des machines qui travaillent et dans l’application, on dirait que les ivoiriens ne semblent pas être associés et l’aigreur se lit sur les visages. Pendant ce temps, le soleil brille sur leur tête et qui transpirent à grosses gouttes.

Le développement du pays doit être ouvert et les ivoiriens ne doivent pas à se désintéresser de leur bonheur et ce n’est pas dans les discours que cela pourra se réaliser ou rendre effectif.

Les ivoiriens parlent trop, sans poser d’actes concrets. Les autres sont au travail et comme l’opposition n’existe plus, il faut changer de fusil d’épaules. Dire que, c’est parce qu’ils sont au pouvoir qu’il faut attendre, c’est une fausse appréciation de la lecture concernant le développement du pays. Ils sont là, il y a plus de dix ans et ils sont encore là, pour longtemps. Cette fausse appréciation des choses du moment, n’est pas républicaine.

C’est de ce recul qu’est née cette méfiance qui est devenue prudence. Quel intérêt le pouvoir a de ne point tenir compte de ces dérives et faire comme si de rien n’était. Quand dans une relation il y a une méfiance, elle est vouée à l’échec. Alors que faut-il faire, il appartient au pouvoir de tout faire pour rassurer la population.

La violence avec laquelle, il est arrivé au pouvoir, c’est lui seul, qui voit que les ivoiriens ont compris et qu’il mette beaucoup dans son vin. Il faut faire table rase de tout et inviter les autres à la table des rois. Dans leur attitude, l’ivoirien donne l’impression que chacun se promène avec une prison sur sa tête. La peur a trop traumatisé, il faut changer.

Encore pour en arriver là, il faut que le pouvoir libère tous les prisonniers et fasse rentrer tous les exilés. L’animation de la politique ne doit plus causer de prudence. La liberté d’expression doit être de mise. C’est la somme de tout cela qui doit motiver le pouvoir à libérer la vie trop coincée des ivoiriens, qui se croient toujours limités. Trop de méfiance tue le développement.

                                            Joël ETTIEN

      Directeur de publication : businessactuality.com

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