Côte d’Ivoire: Le retour de la dictée doit rimer avec la lecture.

Le retour de la dictée dans le programme de l’enseignement primaire et secondaire continue de faire jaser certains. C’est une prouesse et un encouragement qu’il faut dédier à la nouvelle ministre de tutelle, car qui dit dictée, veut dire lecture.

Aujourd’hui, les élèves ne lisent plus si ce n’est des vidéos et de quelle moralité ? A vouloir instaurer la dictée, les obligerait forcément à lire, sinon les fautes sont énormes.

Est-ce qu’il aurait fallu que madame la ministre décline dans son arrêté l’obligation de la lecture ? L’école ivoirienne est malade de son récent passé catastrophique et désastreux qui mérite que le couvert soit remis au fur et à mesure que le temps avance.

Déjà, introduire la dictée qui forme, maitrise, aiguillonne le sens de l’élève, est le début de la prise de conscience. La lecture doit suivre automatiquement sinon, comment peut-on faire une dictée et ne pas avoir un minimum de notion grammaticale, qui s’acquiert par la lecture ?

Il faut soutenir les efforts de madame Mariatou Koné qui, au regard de ce retard, se doit de compter sur tout le monde, surtout les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes.

Si parmi tous ces cadres qui servent l’état, beaucoup sont en fin de carrière, il va falloir chercher à les remplacer, mais par qui ? S’ils ont pu être utiles, c’est parce qu’ils ont été bien formés et encadrés pour faire fonctionner l’état. La rigueur fait frémir aujourd’hui parce qu’on a fait croire que l’excellence rime avec la médiocrité. Il faut cette rigueur, sinon le pays serait toujours dans l’obligation de faire appel à des expatriés pour combler ce vide. C’est pourquoi, la remise en ordre du passé pour valoriser et enrichir l’école qui est la base de l’avenir, est une opportunité collective à soutenir.

Si l’avenir d’un pays se repose sur la jeunesse, quelle formation donner à celle-ci ? La dictée fait partie des bases de la formation autant que la différence des coefficients dans les matières. Peut-on prôner l’excellence sans efforts ? Il faut se détromper car dans les pays développés, l’apprentissage ne se fait pas sans règles et efforts.

Si les ivoiriens qui raffolent des téléphones portables veulent que leur pays en fabrique, il faut mettre l’accent sur la formation de qualité des élèves, pour leur donner ce goût inventif du travail.

Si les ivoiriens veulent se servir de la Corée, comme exemple et modèle, là-bas, les choses ne tombent pas du ciel mais dans le génie et le talent de la jeunesse. En plus, rien n’est sorcier; ils peuvent y parvenir à condition d’aimer le travail avec les sacrifices qui en découlent.

La lecture rime avec la dictée, alors élèves ivoiriens mettez-vous au travail !

                                                       Joël ETTIEN

             Directeur de publication : businessactuality.com

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