Côte d’Ivoire: Le temps des bilans va sonner et on verra qui a plus de relations pour remporter des élections.

« Si relation vaut mieux que diplôme, alors relation vaut pouvoir et puissance ». Cette analyse, est le fruit de plusieurs années d’observation. Si nous avons voulu vous en faire état de son contenu, c’est qu’il est grand temps que le peuple ivoirien comprenne dans quoi certains leaders politiques se jouent de son avenir en lissant sa mémoire pour l’endormir. Le temps des bilans va sonner bientôt et on verra qui des trois chefs aura des réseaux pour remporter des victoires.

Les présidents Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, ont-ils des relations ?

Si le président Alassane Ouattara est parvenu au pouvoir d’état en Côte d’Ivoire, personne n’est dupe, c’est grâce à son carnet d’adresses fourni et riche. Si le président Bédié a perdu le pouvoir, c’est à cause de la pauvreté de son carnet qui n’existe que localement. Pour un héritier à Houphouët Boigny, l’homme le plus craint et le plus puissant et ne pas pouvoir bénéficier de son réseau d’amis dans le monde, le président Bédié a atrophié le PDCI RDA qu’il a dégarni de son riche patrimoine de relations.

Le président Gbagbo a commis les mêmes erreurs quand il était au pouvoir. Il a cru que seule sa population pouvait l’aider à consolider son pouvoir, mais nous avons été témoins de l’armada que les amis de M. Alassane Ouattara ont déployés pour le bouter hors d’état de gouverner.

Quant au président Ouattara, il faut lui reconnaître cette qualité. Qui ne se souvient pas que juste après son accession au pouvoir, il a pris son bâton de pèlerin pour faire le tour du monde pour renforcer ses relations et leur dire merci. Il a été le seul chef de ce pays à avoir voyagé dans le monde et il en détient le record jamais égalé. Le président Ouattara est solide à cause de ses relations, le président Bédié est vide et pauvre par manque de relations, le président Gbagbo est là, et il a eu le temps de faire son propre bilan.

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire subit une forte invasion silencieuse et discrète islamique parce que simplement, le président de ce pays est un musulman et la seule petite ville d’Anyama en exemple, on y compte plus de 100 mosquées.

On lit çà et là que les présidents Bédié et Gbagbo peuvent apporter la réconciliation nationale et la paix, par quelle alchimie ?

Depuis quand le président Bédié a pris un jour un avion pour aller rendre visite à un chef d’état ? Les seules fois de ses déplacements, c’est lorsqu’en été, il se rend en Suisse pour aller revisiter ses comptes bancaires et se faire une nouvelle santé, sinon en dehors de l’été, où est-il allé pour renfoncer et revigorer son parti politique le PDCI RDA ? On l’a vu quand il avait lancé son mot d’ordre de désobéissance civile suivi de son fameux comité national de transition et que le pouvoir avait répliqué, qui lui a servi de cordon de sécurité, ses petits militants et ses grands cadres, tous mis en tôle et fragilisés à leur sortie. Le PDCI RDA dort.

Aujourd’hui, le PDCI RDA pour exister est obligé de s’appuyer sur un autre parti. Après son désamour d’avec le RHDP et au regard des résultats politiques issus des élections précédentes, c’est maintenant vers le FPI qui logiquement n’ont rien en commun qu’il cherche à s’abriter pour justifier ses erreurs ou ses succès.

Le président Gbagbo l’a compris même si c’est tard. Dès son retour, il a pris son vol pour aller en RDC et il a vu l’effervescence et l’engouement que sa visite a suscité. Il faut voyager et se faire des amis, car un adage africain dit que le jeune qui a parcouru cent villages est l’égal du vieux qui a vécu cent années. A ce stade de la vie d’une nation et d’un pays, on ne peut pas gagner une élection majeure si on n’a pas de relations puissantes pour vous soutenir. Le Mali et la Centrafrique l’ont compris en diversifiant leurs coopérations.

Nous sommes dans un monde globalisé, et vivre en autarcie comme fait le président Bédié, il sera toujours perdant et mis en minorité. Il faut qu’il sorte de son salon pour aller vers les autres sinon le PDCI RDA va disparaître un jour. Le président Gbagbo l’a bien compris que, quand ses lieutenants comme les Don Mello vont atterrir, avec son lobbying qu’il est entrain de déployer, il ne faudrait pas que le président Bédié compte sur lui pour avoir le fruit de son électorat.

                                                          Joël ETTIEN

               Directeur de publication : businessactuality.com  

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