Côte d’Ivoire: Les ivoiriens sont dans la panique, qui pour les sauver ?

Quand rien ne va et que tout le monde est paniqué, il faut trouver des solutions car une vie est sacrée et en perdre tout le temps, doit susciter une interrogation pour trouver des solutions, mais je sais qu’ils vont passer, qu’ils vont passer à vive allure et le mauvais sort va se prévaloir puissant et indéboulonnable pour continuer à sévir. L’ivoirien ne se sent plus en sécurité et la vie l’y oblige. Les temples religieux ne désemplissent pas à cause de ça, mais ils sont néanmoins tous vulnérables. Ils sont tous dans la panique et personne pour venir les délivrer et pourtant, ils remplissent temples et églises.

La situation arrache les méninges et une fois revenus des cimetières, la vie continue et le sort cherche un autre pour le manger et non des moindres. La méfiance et la prudence grandissent en Côte d’Ivoire, pour toutes ces suspicions et la vie n’est plus belle et pourtant, les ivoiriens sont un peuple adorable, tolérant, hospitalier, mais ils meurent trop.

Chacun se promène avec sa propre bouteille d’eau sous le manteau et manger avec l’autre, est devenu une grosse prise de risque parce qu’on ne sait à la fin, ce qu’il adviendrait et les ivoiriens se promènent dans la méfiance et le doute. Qui est qui et qui peut faire quoi pour qui, contre qui ? La rosée de la vie ne salit plus les ivoiriens et certains y trouvent leur compte.

Une simple évocation d’un nom, devient un crime pour lequel, on t’isole pour t’envoyer des nanas qui mettent sur le bout de leurs seins des poisons qui tuent à petit à feu. Pour avoir implorer ses esprits pour qu’il accepte que le président Gbagbo rentre dans son propre, on ne te décroche plus le téléphone et on te force à mourir et les morts en Côte d’Ivoire, ça va tellement vite que le condamné n’a pas le temps de faire ses derniers adieux.

En Côte d’Ivoire, ce beau pays où il y avait la joie de vivre, avec ses belles demoiselles, à la démarche onduleuse, à la forme guitare, le sourire aux lèvres qui captivent, tout ça, c’est fini à cause du doute et de la suspicion. Les innocentes qui veulent séduire, comme il n’y a pas de détecteurs antipoison, paient le lourd tribut des missionnaires empoisonneuses.

La cité fait peur et l’ivoirien se pose des questions, sans cesse et sans réponse, qu’ai-je fait à autrui pour échapper à la mort par poison, car il préfère perdre son travail, si par mégarde, il a dû offenser le seigneur des sentences que d’inhaler des produits, pour qu’on accuse le cancer et le Corona virus de sa virulente mort.

Quand on perd sa propre culture, on devient plus léger qu’une feuille sèche qui se cherche, un terrain d’atterrissage et les ivoiriens, eux tous, ont perdu le contrôle de leur boussole et leur bateau ne sait plus vers quel port accoster.   

Peut-on forcer des humains à banaliser la mort ? Peut-on obliger des êtres humains à accepter de mourir quand son temps n’est pas arrivé ? Tout ça dénote de l’éloignement de la culture, celle qui devrait protéger et qui est ignorée et qui laisse tout faire. Les ivoiriens sont inquiets et ils ont raison, mais hélas, les guides ne feront rien, pour tirer les grandes conclusions et ils attendent la fin des jours des valides, pour venir lire les gros discours, les faux témoignages et le mort rougit dan son cercueil fermé pour ne pas les voir, dans leur gros mensonge, le visage fermé et on le conduit manu militari à sa dernière demeure, celui-là qui s’est battu pour son peuple et aucune rue, aucun endroit ne porterait leur nom, pour les voir disparaitre à jamais dans le cours train train de l’évolution des jours tristes.

On ne sait pas et comment et qui, dans un grand pays comme la Côte d’Ivoire, en faire des héros et les hérons des autres continuent d’occuper les savoirs sans savoir.

Ils s’en vont tous et personne pour dire exactement ce que les autres doivent faire pour éviter les poisons et leur dernière volonté reste masquer dans des cœurs meurtris qui finiront un jour par disparaitre. Je sais que tout être humain, avant de rendre son dernier soupire, parle, pourquoi, les ivoiriens doivent faire l’exception, même dans les films, les morts livrent toujours leur dernière volonté, pourquoi, l’ivoirien doit se taire ou bien ce sont ceux à qui, ils livrent qui ont peur de parler ? Les revenants ivoiriens ne font plus peur, on dirait que le poison les tue encore dans leur tombe.

La sécurité des ivoiriens est devenue légère et poreuse, est-ce les agents qu’il faut remplacer pour des résultats insuffisants ou les laisser semer la panique dans les rues et bureaux ? Ils s’en vont et ils sont partis, qui d’autre suivrait pour augmenter cette peur ?

                                                          Joël ETTIEN

            Directeur de publication : businessactuality.com

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