Côte d’Ivoire: Enfin, le ministre de la santé donne de l’espoir !

Le ministre ivoirien de la santé fait un travail remarquable pour lequel, il faut le soutenir et l’encourager. Après sa visite surprise au CHU de Cocody pour s’enquérir de ce qui s’y passe et pour lesquels, la notoriété de ce centre se trouve ternit, maintenant, il traque les mauvais grains de la santé qui souillent l’image et la réputation du personnel de la corporation sanitaire, insouciant et inhumain.

Le ministre veut assainir le secteur

Le jeudi 6 mai 21, madame Abiba, une mère enceinte a été contrainte à la mort à la suite d’une grave négligence du personnel de la santé de l’hôpital général d’Adzopé, ville de province ivoirienne. La défunte qui est morte avec son bébé, attendait son 5ème enfant et suivie par un gynécologue de l’hôpital. Son gynéco, lui avait proposée de provoquer l’arrivée du bébé, compte tenu, d’un certain nombre de faits dans leur jargon.

La femme en travail est transportée à l’hôpital, service maternité, pendant qu’elle sentait des douleurs. Son arrivée à la maternité coïncide avec la diffusion d’un feuilleton brésilien prisé chez les ivoiriens. Les sages-femmes, l’ont laissée seule sur la table, pour suivre leur film. Les cris de douleur qui leur parvenaient, ne font aucun effet, dans sa lutte, le bébé sort et trébuche et elle aussi, ne pouvant pas tenir, tombe de la table. Le bébé est mort sur le coup et la femme, le temps de l’emmener dans une autre clinique, succombe à ses douleurs.

Cette mort de trop a soulevé la colère des femmes de la cité qui ont fait un setting au centre hospitalier urbain de la ville et la nouvelle est relayée sur les réseaux qui parviennent aux autorités. Sans attendre, le ministre de la santé se rend sur les lieux et sa présence réussit à calmer les parents de la défunte.

Nous aurions souhaité que la défunte ne soit pas inhumée, puisqu’une enquête serait diligentée, mais hélas, elle est enterrée, par quels moyens les enquêteurs passeront pour avoir des résultats ? Est-ce à dire que les enquêteurs exhumeraient à nouveau le corps de la dame pour nécessité ? Ils auraient dû attendre de finir l’enquête avant d’autoriser l’enterrement, peu importe les rites de l’islam dont la défunte était pratiquante.

Mais la spontanéité avec laquelle le nouveau ministre agit, donne l’espoir que rien ne se passera comme par le passé. Si les pratiques sordides continuent dans les CHU de la ville d’Abidjan, où le prix des médicaments coûte plus chers que dans les pharmacies et l’insolence du personnel de ces centres, le ministre donne le ton et agit.

On ne va pas à l’hôpital pour trouver la mort mais revenir avec la vie chez soi à la maison, mais en Côte d’Ivoire, la santé, l’éducation, la formation sont reléguées au calanque grecque. Les ivoiriens ont peur de leurs différents centres de santé publique, parce qu’ils y entrent pour ne pas en ressortir.

Les sanctions viennent de tomber.

  • Dr Dagri N’guetta François, le directeur de l’hôpital d’Adzopé relevé de ses fonctions,
  • le médecin gynécologue, Isidore Bli Bi a été suspendu de ses activités professionnelles avec saisine du président de l’ordre des médecins pour les sanctions disciplinaires,
  • les sages-femmes, Malan née Assoumou Begnan, Ebi Valérie et Kra Adjoua Nadège suspendues de leurs activités professionnelles.

Feront-ils la prison pour que cela marque les esprits afin d’éviter ces genres de comportements débordants ?

La rapidité avec laquelle, le ministre ivoirien de la santé a agi, il mérité d’être encouragé et c’est le but de cet article. Ainsi, l’espoir revient et les ivoiriens seront désormais bien traités dans les hôpitaux, maternités et dispensaires. Maintenant on peut parler de développement puisqu’on va mettre l’accent sur la notion primaires : la santé.

                                                     Joël ETTIEN

                   Directeur de publication : businessactuality.com

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