Côte d’Ivoire: Ministres ivoiriens, finie la fête, au travail.

Il faut que les parents et amis, des ministres ivoiriens arrêtent de fêter et permettre aux nominés de se mettre dans leur fonction avec sérénité et stratégies. Depuis que la proclamation des ministres en Côte d’Ivoire, a été effective, les parents et amis ne font que faire la fête et ces derniers ne font que recevoir des visites impromptues pour des félicitations, de sortes qu’on a l’impression, que la fête doit se poursuivre, jusqu’à quand ?

L’heure de la prise de fonction des ministres ivoiriens

Un ministre est le choix du président de la république et un ministre ça s’exécute. La fête était bien à propos certes, mais il faut qu’ils se remettent au travail car pour certains, c’est la première fois d’embrasser cette fonction nominative. En Côte d’Ivoire, les défis qui les attendent, sont trop énormes et le président de la république, les attend tous au tournant et en la matière, le président Ouattara, ne rigole pas.

Tous ceux qui connaissent le président Ouattara, il parait qu’il bosse comme une fourmi et s’il demande à ses ministres de se mettre dans son style de travail, ceux-ci auront fort à faire, c’est pourquoi, qu’ils doivent méditer sur leur mission.

La réflexion et la concentration doivent guider tous ceux qui, de manière sincère ou hypocrite viennent prolonger l’insomnie de ces nouveaux et anciens ministres. Le temps doit passer à une autre vitesse car ce qui les attend, n’est pas du tout du jeu.

Il y a des ministères qui paraissent faciles, mais c’est de loin, l’image qu’ils donnent, mais il faut y rentrer pour voir la vraie réalité. Certains ministres ont laissé des ardoises, des salaires et avancements non payés, l’éducation nationale et la culture par exemple, ne sont pas des petits ministères, il y a toujours des mécontents.

Ministres ivoiriens, mettez-vous au travail

Il faut d’abord et avant tout chercher à éponger le passif de leurs collègues sortis et le temps avance. Il n’y a pas de ministères en Côte d’Ivoire où tout y est rose. C’est pourquoi, les fêtes doivent prendre fin et passer maintenant aux choses sérieuses.

Quand on ne connait pas, on demande. L’important, c’est de savoir communiquer car à tous les niveaux de ces postes de ministre, il y a des failles dans ce secteur de la communication. Un communicateur ou communicant, ça dépend, ne consiste pas à acheter des journaux pour le patron, mais c’est l’oreille et la bouche de ce dernier. A Abidjan, très souvent, on choisit ou on nomme des communicateurs qui se contentent d’acheter des journaux et attendre, les évènements ou cérémonies pour envoyer des agents pour aller coller les affiches sur les pancartes.

Le pays tout entier a besoin de communiquer et ce n’est pas les européens qui ne connaissent rien des réalités du pays, qui feront une bonne publicité pour redorer le blason du pays. Les nationaux sont là, formés à ces fonctions techniques. Il faut aussi, faire la différence entre un journaliste et un vrai communicateur qui conçoit, propose, oriente, mais ici, tout se confond. Souvent, on nomme des parents extérieurs à ces fonctions qui se retournent contre les bénéficiaires, pour effets non escomptés.

Ministres ivoiriens, mettez-vous au travail, il y a trop à faire dans ce pays qui n’a pas fini de panser ses plaies.

                                                              Joël ETTIEN

                                          Directeur de publication : businessactuality.com

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