Côte d’Ivoire: Quand est-ce que les maires prendront leurs responsabilités pour éviter des morts pendant les pluies ?

Les dégâts suite à la grande pluie diluvienne survenue à Abidjan le vendredi 23 octobre 21, continuent de faire pleurer certaines familles. Nous avons appris par un communiqué de la police ivoirienne que les deux enfants emportés par les violents ruissellements des eaux, ont été retrouvés morts à Yopougnon-Lokoua, un village ébrié d’Abidjan. Quelles sont les leçons à retenir ?  Notre analyse.

Les pluies continuent de faire des morts à Abidjan

Le « laisser-habiter » dans des zones dangereuses a produit des drames et des dégâts matériels importants. Tant qu’on ne sanctionnera pas les mairies, les drames de ce genre n’arrêteront jamais d’affecter les ivoiriens, surtout ceux vivants dans la grande commune d’Abidjan.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, n’a rien à avoir dans ces déluges et accidents qui surviennent après les pluies diluviennes. Si à chaque période des pluies on doit déplorer des morts, des destructions de biens publics, ce n’est pas du fait du président Ouattara.

Une des conséquences de ces abris de fortune, ce sont les étrangers qui viennent squatter les endroits inhabitables pour donner ce visage lugubre de la ville d’Abidjan et les maires sont responsables.

La période des fortes pluies est à l’approche et donne des signes. Elles seront sans pitié et fortes cette année. Les conséquences de la menace du climat sont aux portes de l’Afrique, surtout en Côte d’Ivoire. Le président Ouattara n’a rien à avoir dans les déluges alors il faudrait qu’on arrête de l’accuser. Ce sont les maires ivoiriens qui ne sont pas vigilants et laissent tout se faire dans leur commune pour de l’argent. Quand ces immigrés arrivent dans la capitale, ils s’installent dans le désordre sur des sites dangereux et les services techniques des mairies ne font rien pour les en empêcher.

A Yopougon, Attécoubé, Anyama et les autres quartiers sensibles, les maires autorisent ces lieux dangereux à ces immigrés et on attend toujours que le pire se produise pour venir jouer la pitié, tout en laissant croire à une mauvaise gestion de la part du président Ouattara. Pour cette fois-ci, inutile de l’accuser et lui faire porter ce chapeau.

Il faudrait que le district d’Abidjan soit regardant sur l’occupation anarchique de ces zones dangereuses. Elles font le bonheur de ces habitants pendant les saisons sèches et dès que les pluies diluviennes surviennent, on s’étonne des dégâts.

Pour en revenir sur le cas des deux enfants décédés pendant la pluie du vendredi 23 octobre 21 matin, est-ce que les parents étaient obligés de laisser les enfants dans ce déluge prendre le chemin de l’école ? La responsabilité des uns et des autres doit être partagée et cela doit servir de leçon à tous les habitants dans les zones dangereuses.

Nous déplorons ce qui est arrivé aux familles pendant cette matinée triste. Ne voulant pas respecter la propreté, on jette n’importe quoi dans les rues, tels des sachets, des bouteilles en plastiques qui vont boucher les caniveaux qui servent à laisser circuler librement les eaux de ruissellement. Abidjan est trop sale, surtout dans les communes comme Yopougon, Attécoubé et les zones non habitables. Comment les eaux de ruissellement peuvent-elles trouver des issues de sortie si ce n’est pour déborder de leur nid ? il faut sensibiliser les abidjanais à respecter les consignes de propreté, car cela dépend aussi de leur sécurité et de leur santé.

Les maires doivent être vigilants et interdire la construction anarchique dans les zones dangereuses aux infortunés. Si on ne tire pas les conséquences et qu’il faut attendre à chaque fois déplacer la ministre de la solidarité pour des enveloppes de 500 000 frs et des vivres, c’est être méchant. N’a-t-on pas coutume d’entendre que vaut mieux prévenir que de guérir ? Il faut anticiper et la responsabilité des maires est engagée dans les solutions préventive et non de complaisance.

                                                       Joël ETTIEN

                    Directeur de publication : businessactuality.com  

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