Côte d’Ivoire: L’opposition ivoirienne en mode silence.

L’opposition ivoirienne est en mode vibreur et mise sur silence, pour un temps indéterminé pace que ses tenants sont en conclave illimité. On ne libère pas un prisonnier politique, mais on le réhabilite et c’est ce qui se passe sur le terrain politique en ce moment.

L’opposition ivoirienne dans un silence profond

Si, à leur sortie, MM. Affi N’guessan et Maurice Kakou Guikahué et bien d’autres, vantent le mérite du président Ouattara, c’est quelle eau qui a pu passer sous le pont pour que nous assistions à ce virage à 190° ? L’heure a sonné de s’asseoir après ces élections locales et revoir tout le fonctionnement et le contenu de ces partis politiques ivoiriens qui n’ont plus rien à proposer et qui refusent de s’adapter aux changements historiques que leur impose le temps, surtout, les temps nouveaux qui ont leurs contraintes, leur mot de passe et leur code d’accès.

La politique est un métier certes, mais on l’exerce contre les intérêts du peuple et ce dernier dont le dernier mot n’est jamais respecté souvent dans les urnes, ne sait plus à quoi, il sert et il semble regarder ailleurs. Au regard du comportement de tous les acteurs de cette opposition ivoirienne, puisque le pouvoir est dans son rôle de préserver son régime, il y a matière à réflexion.

Tout le monde attend, le président Gbagbo et Blé Goudé, mais le temps de la virulence est révolu et ils ne maitrisent plus le terrain, si ce ne sont que des informations pêle-mêle qu’ils reçoivent, être en dehors de son pays pendant des dizaines d’années, il faut qu’ils y entrent d’abord. En plus, le temps de se tropicaliser et s’acclimater, le temps ne les attendra pas et il avance.

Une opposition ivoirienne en sanglot

Ceux qui sont sur place qui font semblant de mener la lutte, se sont louvoyés et les ivoiriens sont étourdis. Leurs espoirs ont été servis à certains comme fond de commerce et le peuple sort perdant dans cette lutte. L’opposition qui ne se remet jamais en cause, croit que le peuple est son bétail électoral, alors qu’elle sait très bien, que dans ces conditions, elle n’aura aucun siège au parlement, encore moins dans les futures autres élections. Elle a lancé plusieurs mots d’ordre qui ont occasionné des morts d’hommes, des destructions de biens publics, sans jamais se remettre en cause pour aller au secours des familles des victimes et ce n’est pas le pouvoir, qui irait les réparer.

On ne sent rien sur le terrain politique, alors que les ivoiriens sont en pleine campagne même si, elles ne sont ouvertes, mais dans les années en arrière, c’était l’engouement, l’effervescence, des discussions dans les voitures, bus et du coup, tout est mis sous silence.

Qui serait prêt à donner la tête à couper ou sa vie pour des politiques qui n’arrivent pas clarifier leur position qui sombrent l’avenir de tout un peuple, mais peut-on perdre l’espoir d’un retour à la sonnerie normale un jour ?

Il appartient à la jeunesse ivoirienne de savoir ce qu’elle veut pour se déterminer autrement sinon à cette allure, beaucoup sont découragés et déçus de la politique.

                                                                  Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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