Côte d’Ivoire: Les orpailleurs clandestins ont détruit l’écosystème et freinent l’écoulement des eaux.

La Côte d’Ivoire n’est-elle pas en train de vivre ou subir les conséquences des orpailleurs clandestins dont les actes posés sur les fleuves, rivières et marigots, empêchent l’écoulement des eaux vers les bassins des barrages hydrauliques ? Les orpailleurs clandestins ont détruit l’écosystème qui freine l’écoulement des eaux de pluie abondantes car c’est leur période.

L’écosystème affaibli par la présence des orpailleurs clandestins

On dit que c’est l’eau qui produit de l’électricité, une des raisons du délestage imposé par la compagnie ivoirienne d’électricité, aux utilisateurs de cette énergie. La Côte d’Ivoire rentre dans sa série des pluies, donc logiquement, la solution est tout trouvée.

L’orpaillage clandestin cause des dégâts énormes et c’est maintenant que le pays se rend compte de cette évidence. La couleur des eaux des fleuves a changé et en plus du manque d’eau dans les barrages, c’est l’épineux problème des poissons. Pour ceux qui vivent de la pêche, leurs activités ont pris fin et ce sont des milliers de familles, qui en pâtissent.

Aujourd’hui, le fleuve de la Bia qui arrose toute la région du Sud-Comoé, à Aboisso, le fleuve ne coule plus et a changé de couleur, qui est devenue rougeâtre dépourvu de poissons. On a négligé ce phénomène provenant de la nuisance des orpailleurs qui produit ses conséquences graves dans l’économie du pays.

Il n’arrête pas de pleuvoir sur toute l’étendue du Grand-Abidjan, au point où des toitures s’envolent par la force du vent qui accompagne ces grosses gouttes d’eau de pluie. Les barrages hydrauliques ne devraient plus se plaindre ou justifier leur manque d’eau pour produire de l’électricité, puisque celles-ci leur apportent de l’abondance.

Depuis quelques jours, Abidjan est arrosée et bien servie. Les populations sont bloquées chez elles, pour celles qui n’exercent pas de travail administratif et le transport est ralenti à cause des inondations par endroits surtout à Yopougon. On comprend les interrogations des uns et des autres sur le motif qui dédouanerait les services de la compagnie d’électricité qui avait pris pour argument, l’absence des eaux dans les bassins des barrages.

Ce que beaucoup ignorent, c’est les effets drastiques des orpailleurs clandestins sur les cours d’eau en Côte d’Ivoire. Les eaux de pluie n’arrivent dans les marigots, fleuves, rivières et avec l’utilisation des produits toxiques pour laver leur découverte d’or, ces cours d’eau, ne remplissent plus leur fonction. Combien de temps faut-il à l’état de Côte d’Ivoire pour comprendre qu’à cause de l’assurance en électricité, certains voisins comme le Mali, le Burkina, se ravitaillant en la matière en Côte d’Ivoire, ce délestage joue en leur défaveur et n’arrange pas l’image de ce beau pays.

Le manque d’électricité nuit abondamment l’économie et les ménage qui perdent des aliments dans leurs différents congélateurs et frigos et tout ça par manque d’eau dans les barrages. Maintenant qu’il pleut, on fait comment ?

                                                              Joël ETTIEN

           Directeur de publication : businessactuality.com

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