Côte d’Ivoire: Le président Ouattara n’a pas encore prêté serment et il reçoit des nouveaux ambassadeurs.

Comment, il n’a pas encore prêté serment et le président Ouattara continue de recevoir des lettres de créances de nouveaux ambassadeurs ? Quel message la communauté internationale veut-elle faire passer à l’opposition ivoirienne, à la suite de ces élections tant décriées par beaucoup d’ivoiriens ?

Le président Ouattara n’a pas encore prêté serment et déjà…

On entend ça et là, que depuis sa victoire à ces élections du 31 octobre 2020, aucune félicitation extérieure pour la certifier et comme d’habitude, certains espèrent que cette communauté internationale, qui a financé ces élections, en faisant venir des observateurs sur le terrain, accepte de reprendre ces élections, dont le candidat KKB l’a déjà reconnue ?

En politique, ce sont les actes qu’il faut juger et non les discours. Le fait que le président sortant, nouvellement élu, M. Ouattara reçoive des lettres d’accréditation, jusqu’à 5, en un seul jour, les félicitations ne vont pas attendre de pleuvoir, juste le temps que le conseil constitutionnel s’y prononce.

 Le combat n’est pas à ce qu’il soit reconnu ou pas, mais que veulent les ivoiriens, surtout ceux qui dirigent les partis politiques ? L’eau étant versée, on ne peut plus revenir sur les anciennes circonstances. L’incohérence qui s’est érigée en doctrine, les avait aveuglés, tous ceux qui sont partis déposer leurs dossiers de candidature, à la CEI.

Maintenant que faut-il faire ? Mon souci, ce sont les autres élections à venir (législatives, municipales, régionales, sénatoriales) comment s’y prendre ?

L’objet de cette analyse, ne réside pas dans le défaitisme ou dans l’abandon. Si M. Ouattara est resté à son poste, malgré toutes les manifestations, il s’est permis d’aller jusqu’au bout, c’est bien la branche économique de la France-Afrique, composée des groupes Bouygues et Bolloré.

Alors si les ivoiriens n’en tiennent pas compte et qu’ils jettent la pierre à M. Ouattara, c’est qu’ils n’ont encore rien compris. Je persiste et je signe. La Côte d’Ivoire, n’est pas comme les autres pays, qui s’élèvent et renversent leur chef. Est-ce qu’il y a une armée étrangère au Mali, en Guinée-Conakry ? Par contre, l’armée française contrôle la défense de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Tchad. Les centrafricains ont réussi à faire partir la leur.

Que représente le président Ouattara pour les multinationales étrangères

Alors comment ces pays-là, peuvent-ils faire valoir leur choix si ces multinationales n’y adhèrent pas ? Pour le moment, celui qui semble sécuriser leurs intérêts, c’est bien M. Ouattara à qui, elles ont apporté leur caution et leur soutien, pour le reste, il faut revenir dans 5 ans encore.

En la matière, le président Bédié n’y est pas un novice, encore moins le FPI qui a géré ce pays et qui s’est fait renverser par ces multinationales, en dépit de la résistance de la jeunesse qui avait servi de boucliers de protection, pour protéger le pouvoir Gbagbo.

L’opposition comptait sur qui ? Voilà qu’elle a lancé les jeunes dans les rues, il y a eu mort d’Hommes, sans aucun encadrement et le pouvoir, va s’appuyer sur ces dénis pour les jeter en prison avec des peines lourdes assorties d’interdiction de faire de la politique.

Comme on le dit, M. Ouattara ne fait que jouer son rôle, mais ce n’est pas lui la contradiction principale. C’est pourquoi, il faut tout faire pour ajuster les rapports de force, pour contraindre à revenir véritablement sur des tables de négociations, ne tenant bon face à ces multinationales qui se font représenter par des africains, comme les Béhanzin au titre de la CEDEAO qui leur appartiennent et l’existence de l’ONU et de l’UA et l’UE pour servir de plomb dans les ailes de ces africains-là, qui sont riches, mais vivent dans l’extrême précarité.

C’est dur à comprendre, mais facile à accepter.

                                             Joël ETTIEN

     Directeur de publication : businessactuality.com

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