Côte d’Ivoire/PDCI RDA: des sourires de façade à côté d’un corps en putréfaction avancée.

PDCI RDA, des sourires de façade à côté d’un corps sans vie et qui se décompose. Qu’est-ce que le président Bédié attend pour faire un vrai bilan de sa gestion à la tête du PDCI RDA ? Le parti d’Houphouët Boigny est le seul qui transpire et sur quoi les autres sont assis pour narguer la vie des ivoiriens, quand ils en tirent des profits et d’énormes avantages, sans se soucier de sa vie. Il y a trop de théâtralité dans ce parti et il faut avoir le courage de demander des bilans au lieu de juxtaposer sur la tête du mourant PDCI RDA encore de comités, de structures comme s’il allait bien.

Le PDCI RDA en chute libre ?

Qui ne sait pas que Maurice Kakou Guikahué et sa bande n’étaient là que pour frustrer, éloigner les cadres potentiels et militants épris de vision nouvelle pour le parti ? Cela fait combien d’années que le président Bédié a surchargé les fonctions de ce dernier et pourquoi, c’est maintenant qu’il l’oppose aux autres ?

Cela n’en fait pas de trop pour le seul président Bédié ? C’est sous sa mandature que le RDR  a été crée pour mécontentement, c’est encore sous lui, qu’il y a eu le coup d’état militaire avec autant de réseaux et de relations que le président Houphouët avait tissées qui n’ont servi à rien, c’est encore sous le président Bédié que, le RHDP a vu le jour et c’est encore sous ses auspices que nous assistons sans se mettre à l’évidence, la nouvelle guerre que vont lui livrer les ivoiriens du grand ouest.

A la rigueur, en renvoyant Guikahué, il aurait élégamment mis un autre bété à sa place, pour faire de la géopolitique, en l’ayant pas fait, il vient de rendre Guikahué fort de soutien par ses parents de l’ouest, car dans ce cas de figure, il subit une injustice et devient un martyr.

De plus de 244 députés dans les années écoulées, il se retrouve avec seulement que 14 députés et là encore, c’est parce qu’il s’est fait adouber par d’autres mouvements politiques. Pourquoi parler de bilan fait trembler la direction de ce parti qui a mis tous les ivoiriens dans la souffrance et dont elle ne manifeste aucun regret, aucune mise en cause, pour que ces ivoiriens qui croient encore aux partis politiques, puissent voir des jours meilleurs. C’est la vénération d’un seul individu, devenu, un fétiche.

Le PDCI RDA est en putréfaction très avancée et ça ne sert à rien de le pousser dans le feu. Soit, le président Bédié prend ce courage, pour déclarer forfait et le parti lui confère des titres honorifiques sinon, le PDCI RDA est mort, qu’on arrête de faire semblant, de sourire à côté d’un cadavre qui pourrit.

Dans les autres élections à venir, à force de se taire et laisser tout faire, ce n’est pas si évident que ce parti engrange encore des victoires. Le président Gbagbo arrive. Il va participer à la réorganisation de son parti, le FPI. S’il n’y arrive pas, dans tous les cas, l’EDS est là, qui a permis à son fils Michel de remporter le siège inespéré de la circonscription de Yopougon, pour en faire un grand parti, dont son fils, s’en chargera pour les batailles à venir.

C’est au PDCI RDA seul, on fait la passe à son adversaire et qui finit toujours, dans la distraction périlleuse. Pendant que les autres vont vouloir se rajeunir pour les batailles futures, le PDCI RDA d’Houphouët Boigny continue de faire cette vénération ethnique. Si le président Gbagbo arrive, il n’aura pas ce temps, de chercher des alliances de façade, mais en homme avisé, il va contribuer au renforcement de ses partis politiques, le FPI et l’EDS.

Le RHDP qui est au pouvoir ne va jamais se laisser conter et il va vouloir préserver ses acquis ce qui est normal et le PDCI RDA aura ses yeux pour pleurer. Ce que le président Bédié est en train de faire, ça s’appelle de la roublardise, de la complicité et non pour aider le parti à survivre. Je partage le titre d’un quotidien qui écrivait que le président Bédié, a écarté Guikahué pour faire renaitre son CNB, son cercle national Bédié.

Le PDCI RDA ne peut plus s’asseoir avec les autres partis politiques qui ont compris les enjeux modernes, ce que je propose, ce ne sont pas les injures car c’est tout ce qui reste à certains comme arguments, c’est de provoquer un congrès au cours duquel, on fera le bilan, diagnostiquer les vrais maux qui tuent le parti et procéder à ses soins intensifs. Il se vide de son contenu et ce sont des mots qu’on lui sert pour un parti qui se désagrège.

                                                            Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com   

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