Côte d’Ivoire: Si on m’avait permis de le rencontrer, le président Bédié !

Pourquoi le PDCI RDA rencontre autant d’entraves sur son parcours plein de nids de poule et pourquoi, j’ai mal de voir le président Bédié dans cette fournaise ? Soit c’est du voulu ou soit il est pris en otage, et en ce moment, que faut-il faire pour le sortir de cet imbroglio ?

Le président Bédié pris en tenaille ?

L’âge qu’a aujourd’hui le président Bédié, logiquement il serait à la retraite tranquille pour bénéficier de la chaleur de sa famille, sa femme, ses enfants, ses petits-enfants, mais il cherche quoi encore dans ce dur exercice politique qui exige solidité physique et intellectuelle ?

J’ai bénéficié du président Bédié et je vais le lui rappeler aujourd’hui, puisqu’en dépit de tous les efforts, son entourage ne m’a donné aucune opportunité de lui témoigner cette reconnaissance. Juste après le décès du président Houphouët Boigny, la guerre de succession venait de déclencher. Je venais juste de terminer ma formation en communication et je prends position pour que la constitution soit respectée et appliquée. J’intègre donc, un groupe associatif dénommé, l’ABCI, Association des Bédéïstes de Côte d’Ivoire, fondée par Pierre Assouman, à l’époque valide et exerçant dans les assurances. Il y avait aussi, le fameux CNB le cercle national Bédié.

J’ai choisi l’ABCI et nous battions pavillon pour la reconnaissance des textes de la loi. Dans cette bataille, j’eus la chance avec Pierre Assouman de nous rendre aux USA, pour aider l’ambassadeur Gervais Kakou, à l’époque, détaché à la mission de l’ONU qui se trouvait très embêter, par les militants du FPI aux USA. Quand nous avons pris connaissance de ces dissidences et des settings devant la mission à New York, Pierre et moi, nous nous approchons de M. Jean-Noël Loukou qui nous facilite la tâche et me voici pour la première fois de ma vie, atterrir dans la prestigieuse ville de New-York et nous fûmes bien accueillis par les militants du PDCI RDA d’alors.

S.EM. Gervais Kakou, nous reçoit et s’occupe bien de nous et nous réussissons à calmer les militants du FPI et voilà, que nous allons rentrer dans l’estime de l’ambassadeur qui rend compte au président Bédié, de ce que nous avons réussi, là où il n’espérait pas dutout.

Nous rentrâmes au pays. Je vous épargne les détails et survint le coup d’état de 1999. J’étais déjà en France et en compagnie du représentant du CNB en France, Dauphoud Jean-Baptiste. Nous décidâmes d’aller soutenir le président Bédié fraichement débarqué de son fauteuil présidentiel.

A cette époque, en tout cas, en ce qui nous concerne, il n’y avait pas eu d’entrave pour accéder au président Bédié et il nous reçoit dans sa résidence située non loin de la Tour Effel à Paris. Il était tellement content de nous voir que vers la fin, au moment où, on ne s’y attendait pas, il nous remet, 10 000 frs français, on était encore en franc français et je prends faits et causes pour lui. J’intègre la délégation du parti en France dirigée des mains de maitre, par le bouillant Boni Séraphin aujourd’hui, sénateur, mes traces sont les archives de cette délégation.

KKB et les Fologo, se battent et le président Bédié rentre au pays. Je n’ai pas non plus baissé les bras et pour ceux qui suivent ou ont suivi mon parcours politique, les sincères vous le diront.

Au moment où je croyais que le bon moment serait venu, pour qu’ensemble, on batte le pavé, le président Bédié tombe dans le piège de sa nouvelle équipe d’hypocrites et de méchants, comme les Maurice Kakou Guikahué, Djénébou Zongo, ceux-là qui ont tout fait pour éloigner le président Bédié de ses fidèles et sincères soldats.

A vouloir trop m’éloigner du président Bédié, et voyant la manigance, qu’est-ce que je n’ai pas dit, écrit. Aujourd’hui, ils ont fait du président Bédié, ce qu’il n’était pas et en voulant tellement les protéger, le PDCI RDA est dans le coma, un coma qui risque de l’emporter si on continue de lui mentir. Le combat n’est plus de son époque et je n’ai de cesse de le lui dire à travers mes écrits et dans certaines de mes vidéos.

Ils ont livré le président Bédié et le vieux est atteint, affaibli, éteint au point où, il est très embarrassé et le parti se meurt sur sa vue. Ils ont poussé le vieux à la faute politique et le PDCI RDA se meurt.

J’avais voulu le rencontrer à nouveau pour lui rappeler de son geste qui motive mon estime acharnée à son égard, Guikahué et sa bande, ne m’ont pas laissé le temps et toutes les occasions ont été des échecs.

Maintenant que tout est presque fichu, ce qui reste au président Bédié, c’est de provoquer un grand congrès extraordinaire, pour démettre tout ce monde infeste qui l’ont pris en otage et confier la direction à une nouvelle classe de jeunes baroudeurs et déterminés à poursuivre le combat sinon, à ce rythme-là, c’est la mort totale du parti et il endossera cette lourde responsabilité devant l’histoire.

Pour tous ceux qui ont cru que j’étais contre le président Bédié et contre le PDCI RDA, voilà, un pan, de gratitude que je voulais à tout prix manifester au président Bédié, dont on lui a fait croire que j’était une taupe, mais en fait, le temps vient de me donner raison, les vraies taupes, sont là. Je m’arrête à là, et heureusement qu’ils m’ont épargné de leur nomination onéreuse.

Président Bédié, merci pour tout et dommage qu’ils ne m’ont pas laissé le temps de vous dire merci, mais je reconnais qu’une fois, vous nous avez tendu une somme de 10 000 frs français. Merci, sinon, je ne suis pas contre vous, mais le combat est trop rude, il faut vous reposer !

                                                          Joël ETTIEN

           Directeur de publication : businessactuality.com  

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