Côte d’Ivoire: Il faut que le président Ouattara, tisse une vraie relation de confiance avec son peuple.

Le président Ouattara a-t-il pu tisser une vraie relation de confiance avec son peuple ? Les ivoiriens, au départ, ont été traumatisés, n’ayant jamais vécu les affres de la guerre et comme surpris, on le leur a imposé et cela a entrainé d’énormes conflits et la diaspora en a pris une part belle dans ce conflit et par le biais des réseaux sociaux, des camps se sont formés qui ont enflammé la tension.

Le président Ouattara et la réconciliation avec son peuple

Attaqué de partout par beaucoup d’ivoiriens, des injures, des calomnies et dénigrements ont cédé le pas sur la compréhension et le président Ouattara, n’a pas su calmer le jeu et des collines se sont transformées en montagnes. Comme si cela ne suffisait pas, il leur a tourné le dos à ses milliers de ses compatriotes.

En voulant se mettre à l’abri, il a préféré jouer la carte de la méfiance, de la prudence, en traquant tout sur son chemin et ce sont des arrestations, emprisonnements. Pendant combien de temps, cela va durer ?

Dans son propre camp politique, on a cru que cette situation les arrangeait, puisque les ivoiriens meurtris ne voyaient pas d’accalmie si ce n’est de subir sans que personne ne serve de tampon pour rassurer le président Ouattara à mettre balle à terre comme disent les ivoiriens et la vie se pourrissait autour d’eux, jusqu’à ce qu’il nomme, M. Hamed Bakayoko au poste de premier ministre et qu’il lui donne des droits. Comme disait un penseur, quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer, M. Ham-Bak comme le surnomme ici, enfant du pays, a cherché à rassurer en premier le président Ouattara, de décrisper l’atmosphère trop délétère et on commence à sentir les résultats.

Mais le président Ouattara lui-même aussi devrait participer à ce parcours titanesque auquel son fils s’est confronté. Dans son propre camp, on a l’impression que cette démarche du retour à la paix et de la réconciliation nationale déplait beaucoup, à des barrons et pourtant, il faut passer à cette étape, n’en déplaise.

Il y a une amélioration, en Côte d’Ivoire. On ne voit plus ou on n’entend plus, les microbes sévir et les gnambros aussi, mener le désordre dans les gares, la sécurité revient. Il faut que le président prenne un temps de son temps pour s’adresse à son peuple comme, une espèce de bilan à mi-parcours.

C’est dans l’exercice de ces adresses qu’il peut annoncer les grands aspects, les feuilles de route qui vont conduire son premier mandat contesté de la troisième république.

Les ivoiriens savent, il ne faut pas les prendre pour des sourds muets, ils savent qui sont pour la paix et qui en sont contre. Ceux que ce désordre arrange et dont ils en tirent de gros profits, mais il faut que cela cesse justement. N’a-t-on pas coutume d’entendre qu’un peuple qui ne parle pas, est un peuple dangereux ?

Il faut que le président Ouattara communique avec son peuple, pour l’inviter à prendre part à son développement, M. Hamed Bakayoko et son seul camp, ne pourront pas tout faire, il faut que tous les cadres du RDHP s’y mettent au lieu de chercher à faire des petits calculs politiques de positionnement pour détourner toute cette attention qui commence à rassurer les ivoiriens.

Il faut que le président Ouattara construise une relation de confiance et d’assurance avec ses compatriotes. Il ne faut plus que certains de ses proches cherchent à briser cette forte machine à huiler des espoirs. Les ivoiriens ont besoin d’assurance mais plus de guerre, même dite de positionnement, c’est pourquoi, il faut aider le président Ouattara et son premier ministre Hamed Bakayoko, qui sont en train de vouloir rattraper les erreurs du passé.

Il faut maintenant passer à la libération des prisonniers politiques et militaires, le retour sécurisé de tous les exilés et débloquer les comptes bancaires, les autoriser à reprendre leur travail pour que la vie reprenne son cours normal, c’est le seul prix à payer pour que tout aille pour le mieux, dans ce pays où certains, ne veulent pas voir pointer le nez de l’unité et de la paix, mais comme disent les religieux, ils sont vaincus.

                                                        Joël ETTIEN

                   Directeur de publication : businessactaulity.com

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