Côte d’Ivoire: Quand la démocratie tue.

Faut-il laisser le modernisme tuer la tradition en Afrique qui ne veut pas cohabiter avec la démocratie à l’occidentale ? Au regard de tout ce qui se trame en Afrique où à chaque élection, il y a des morts, parce qu’on force ces africains à regarder dans la même direction, alors que chaque groupe de tribu a ses propres méthodes, pour le choix de son chef ou roi, il faut en tirer les grandes leçons. Depuis plus de 60 ans, si les mêmes effets, produisent les mêmes causes, il faut faire un constat.

La démocratie occidentale est-elle compatible à l’Afrique ?

Depuis plus de 60 ans, faisons le constat. La démocratie à l’occidentale ne fonctionne pas avec les us et coutumes des africains et aucun leader politique africain, n’a posé la question.

Dans chaque clan, le mode de nomination ou désignation, diffère selon les tribus. Dans certaines régions, on nait chef ou roi. Dans d’autres, on élit le plus fort ou plus riche pour être chef. Les peuples se côtoient en Afrique, se connaissent.

Après la colonisation, la France a cru ou pensé qu’avec le temps, les africains allaient s’acclimater à leur mode démocratique, qui consiste à prendre une journée pour élire leur représentant mais après les 60 ans, le résultat est plus mortifère. Alors qu’est-ce qu’il faut faire ? Propositions :

Pourquoi ne pas reconnaitre aux rois et chefs africains, leur force d’influence ? Souvent regrouper en tribu, en société et en clans, pourquoi ne pas aider ceux-là, à s’organiser en élection régionale tournante ? Il faut que les africains eux-mêmes fassent le bilan, de cette démocratie imposée qui ne produit que des morts, la fraction sociale, destruction de biens publics, à chaque élection.

La plupart de ces présidents, une fois élu, deviennent des monstres, des dieux vivants, dictateurs et veulent tous mourir au pouvoir. Regardez au Cameroun, le président Biya détient le plus gros score au monde de longévité politique et ça ne dérange aucun camerounais, puisqu’en parler devient un crime pour lequel, le camerounais se taie et laisse faire, pourtant, tous ceux qui ont tenté de ramer à contre-courant, se sont retrouvés en prison ou tuer.  

Au Burkina Faso, au Ghana, ils ont réussi à donner la place et l’importance de leurs guides traditionnels qui jouent l’équilibre sociétal. Ils ne se mêlent pas à la politique et ils sont crains et respectés. Beaucoup qu’ils soient élus, veulent mourir au pouvoir, parce que se faire déchoir par des élections, c’est un crime et l’entourage fera tout, pour le maintenir au pouvoir parce que par lui, ils s’enrichissent.

Il est difficile d’appliquer la démocratie en Afrique. Si ces africains colonisés par la France veulent la paix par des élections équitables, inclusives et démocratiques, il faut qu’ils revoient leur mode de désignation de leurs chefs.

Pourquoi ne pas envisager des gouvernances tournantes. Sinon, les africains sont dans un déterminisme social, où l’enfant du pauvre doit-être l’héritier de son père, alors que le monde évolue et ils doivent revoir leur mode de gouvernance. En Côte d’Ivoire, il y a quatre groupes ethniques, les akan, les krou, les mandés et les malinké, il leur sera plus judicieux de faire des gouvernants tournants. Si les états africains sont pauvres, c’est parce que simplement, les régions ne sont pas développées, malgré toutes les richesses de celles-ci, aucune industrialisation des matières premières, pour combattre le chômage et les indifférences sociales.

Nous y reviendrons car, nous pensons que c’est la voie de sortie de toutes les misères que la démocratie fait endurer aux africains. Il faut que ces barbaries et tueries cessent.

                                      Joël ETTIEN

Directeur de publication : businessactuality.com

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