Côte d’Ivoire: Quelle moralité retenir à la suite de la bourde de Yves de M’bella ?

Au-delà de l’acte posé par l’animateur Yves de M’bella, quelle moralité retenir ? Cela fait deux actes qui font sortir les ivoiriens de leur silence et la peur semble céder sa place au courage et à l’éveil des consciences. Il faudrait que les politiques en tiennent désormais compte que les ivoiriens, sont prêts à tout éventualité.

Le premier acte, c’était l’alerte lancée sur les réseaux sociaux par une dame qui déplorait et invitait les ivoiriens à se réveiller parce qu’un nigérien dans la commune de Cocody-Angré, venait de donner la mort à un ivoirien. La réaction a été immédiate et les ressortissants de ce pays ami de la Côte d’Ivoire, le Niger, auraient subi des actes de vengeance réciproques si l’alerte lancée avait été justifiée. Pour calmer la colère des outrés, le gouvernement a dû jouer sur des cordes sensibles et au final, la dame qui avait donné la fausse information, avait été mise aux arrêts et l’incident a été clos.

Grâce encore aux réseaux sociaux, l’animateur ivoiro-camerounais, Yves de M’Bella, pour avoir donné la parole à un violeur repenti dans son émission, la foudre n’a pas attendu. Les orages sont tombés immédiatement sur la chaine de télévision qui l’emploie. La justice a été contrainte d’agir sinon, le peuple ivoirien prendrait les rues et comme on ne sait jamais et personne ne peut maîtriser une colère nationale, il a été condamné à des mois de prison avec sursis.

Au regard de ce qui passe, les ivoiriens ne sont pas loin de se jeter sur des faits souvent banals pour riposter. C’est pourquoi, les autorités doivent redoubler de vigilance car, on ne sait jamais où le petit danger peut provoquer de grandes violences. Comme personne ne peut interdire les réseaux sociaux et qu’ils sont devenus incontournables dans l’animation des informations, il faut en tenir compte car, le ras-le-bol ivoirien est visible.

Comme on sait quand ça commence et jamais quand ça prend fin, il faut être vigilant. Les ivoiriens n’ont plus peur et c’est dangereux pour les tenants du pouvoir. Il appartient aussi aux communautés étrangères vivant en terre ivoirienne de faire attention car les ivoiriens sont prêts à manifester leur ras-le-bol. Ceci démontre combien ils sont prêts avec ou sans leader à se prendre en charge pour crier leur surplus de colère.

Comme il n’y a jamais deux sans trois, on ne sait pas ce que le troisième acte pourrait produire, alors attention !

                                                      Joël ETTIEN

             Directeur de publication : businessactuality.com

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