Côte d’Ivoire: Qui des présidents Bédié et Gbagbo, aurait trahi?

Gbagbo et Bédié, auraient-ils trahi ou ont-ils compris que toute chose bonne ou mauvaise, a une limite ? Nous avons lu la semaine dernière des titres sur certains quotidiens, se posant la question ou faisant des analyses sur le comportement des présidents Gbagbo et Bédié ?

Le président Gbagbo homme de paix

Pour ce que nous savons tous sur le comportement du président Gbagbo, l’homme a subi plusieurs coups d’état, mais n’est pas partisan de coups de force, encore que toutes les institutions de la république fonctionnent. En plus, l’homme Gbagbo, est limité à cause de ses dossiers juridico-politiques avec la CPI, donc il ne peut pas donner l’ordre à une déstabilisation.

Le président Gbagbo sait aussi que son transfèrement a été cautionné par le président Bédié quand était le binôme dans la gestion du pays avec le président Ouattara. Le même Gbagbo sait que si son pays, ne s’arrête pas pour regarder l’avenir avec optimisme, rien n’y fonctionnera et de cette solide constance, il ne peut pas donner son onction à un coup d’état pour déstabiliser son pays.

Le même et encore Gbagbo sait aussi et pertinemment que le pouvoir Ouattara est soutenu par la France, donc tous ces constats mis à bout, loin de lui ces mauvaises intentions. Comment lui qui est encore en prison, peut participer à ces manigances, à quel moment, il sortira de cette prison pour venir honorer autant de disparus dont sa propre mère ?

Quant au président Bédié, dont l’âge joue en sa faveur qui le met hors de tout arrestation et qui surfe sur tout selon le positionnement de ses intérêts, soit il aurait voulu ce qui est arrivé pour se débarrasser de ses puissants et embêtants lieutenants, sinon pour rien au monde, sachant les soutiens du président Ouattara, il ne peut même pas oser tenter à des aventures de coups d’état. Mais l’homme, on ne sait pas trop dans quels deals, il se trouve, a failli suivre ou conduire, ces genres d’intentions qui l’ont mené dans l’impasse.

Il a prêté le flanc aux ennemis du pouvoir de lui lancer toutes sortes de défis, mais il s’est butté sur du roc. Gbagbo n’a pas détruit le comité national de transition, mais il ne s’y est jamais reconnu.

Donc, si véritablement, un procès devrait être tenté, c’est bien contre le président Bédié qui a assumé et conduit tous ces messianiques, maintenant, les ivoiriens veulent aller à la paix. Que ceux qui ne se sentent pas concernés, donnent leur poitrine pour subir les agrégats du pouvoir. Il ne faut pas prêter des mauvaises intentions au président Gbagbo qui aspire lui aussi, à la paix et passer ses jours sur le sol de son pays natal, la Côte d’Ivoire.

Il faudrait que les journalistes, observateurs et libres-penseurs qui suivent la vie sociopolitique ivoirienne, convergent vers la recherche de la paix entre eux-mêmes car, le cas de la Côte d’Ivoire, est un cas particulier, parce qu’il est maintenu par la France dont le président Ouattara n’est qu’un acteur, qui joue malheureusement ou heureusement le mauvais rôle selon.

Il faut encourager le retour de la paix, c’est pourquoi, le pouvoir doit participer, en libérant tous les prisonniers militaires et politiques de la crise postélectorale, et faciliter au retour sécurisé des exilés.  

                                                            Joël ETTIEN

          Directeur de publication : businessactuality.com

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