Côte d’Ivoire: Il faut recréer la classe intermédiaire.

Il n’existe plus de classe intermédiaire en Côte d’Ivoire, tu es pauvre, tu l’es à l’excès et si tu es riche, c’est à l’excès. Le constat est réel. Dans tous les pays, il y a une classe intermédiaire, c’est-à-dire, ni pauvre ni riche. Et la vie reprend toujours ses droits et le développement se crée. C’est cette classe de ni pauvre ni riche qui supporte le poids de la vie, puisqu’elle est solidaire des causes sociales.

La classe intermédiaire doit exister à nouveau

Les ivoiriens donnent l’impression que tout est perdu et qu’il n’y a plus d’espoir, certains sont entrain de baisser la garde de leurs efforts. Ils veulent raccrocher. Au moment où le monde est éberlué par la pandémie du Coronavirus, la pauvreté et la misère gagnent l’esprit de certains ivoiriens qui ne voient plus le bout du tunnel.

Les fonctionnaires qui ne font pas les affaires, sont classés parmi ces intermédiaires. Ceux-là, font profil bas. La vie devient monotone et certains ivoiriens gambergent sans sourire. Comment y parvenir ?

Primo, il faut que le pouvoir augmente le salaire de ceux-là, pour arroser ce milieu de joie et d’ambition. On augmente les prix des denrées de premières nécessités pour une population qui croupit sous le poids des réalités misérables. Les ivoiriens doivent reprendre la relève de cette joie, malheureusement, ils n’ont pas une opposition crédible pour les défendre.  

Ce constat se sent surtout au niveau de la culture. Un pays qui bouge, se sent par sa culture. Quasiment à chaque mois, sur les ondes des radios, ce sont les nouveautés musicales qui fredonnent avec des thèmes satiriques, et les clips inondent les écrans des télévisions. Là aussi, il y a une absence chronique de ces valeurs. Tout est au point mort.

La classe intermédiaire a existé une fois

Encore que, quand ces artistes veulent porter des critiques, ils sont conduits à se justifier devant des prétoires. L’inspiration se meurt et le pays semble ne plus vivre ses beaux jours de gloire. On a fait peur à tout le monde et tout le monde est effrayé de s’afficher. Tout bouge mais pas dans la joie et la gaité pour beaucoup d’ivoiriens.

Alors que c’est un des grands baromètres pour jauger le niveau de vie d’un pays. Depuis longtemps, ces mêmes ivoiriens dont je parle, en dépit de la chanson de tout va bien, le panier de la ménagère, est vide et s’il est un peu bourré, il n’y a pas de vitamines. Les conditions d’acquisition des logements, les propriétaires continuent de se foutre des mesures prises par le gouvernement et les fixent à 8 mois de caution et plusieurs mois de loyer. Les victimes, ne semblent pas saisir les juridictions, de peur de perdre leur chance.  

Pour créer cette classe sociale importante, ce n’est pas dans les discours, mais dans les actes, la libération totale des esprits pour l’aérer. Comme un boxeur qui a pris un coup dans la face, certains ivoiriens sont exténués, lessivés, affaiblis, et tous vieillissent.

Des jeunes de moins de 30 ans ont tous vieilli et le chômage plombe le développement réel qui exige la participation de tous. C’est pourquoi, il faut promouvoir le secteur privé pour motiver la création d’entreprises pour orienter ces jeunes-là vers le goût du risque, c’est-à-dire, l’entreprenariat. L’un des problèmes cruciaux de ce pays, beaucoup de jeunes désirent ou rêvent de décrocher un emploi dans la fonction publique, alors que l’état seul, ne peut pas les satisfaire. Tout ceci mis à bout, l’inexistence de cette classe intermédiaire, est visible et il faut la récréer; elle a existé. La vie ne doit pas être dans un seul sens sinon elle devient monotone et les esprits se chagrinent.

                                            Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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