Côte d’Ivoire: Ne cherchons pas à rendre les gens heureux, quand soi-même, on ne l’est pas.

Il ne faut pas chercher à rendre les gens de l’extérieur heureux quand, les ivoiriens ne le sont pas et ça rend aigris et rancuniers. La Côte d’Ivoire qui est envahie économiquement par les libanais et les ressortissants de la sous-région ouest africaine, les ivoiriens, ne savent plus où donner de la tête.

La Côte d’Ivoire est un bonheur

Pendant ce temps, on a cette nette impression que le président Ouattara chercherait à rendre les autres heureux au détriment de ses propres compatriotes dont certains continuent de lui garder encore dents, parce qu’ils n’arrivent plus à manger à leur faim, leurs enfants sont les sacrifiés, leur santé ne les rassure plus et le panier de la ménagère est vide.

Le bonheur d’un pays comme la Côte d’Ivoire, se dessine par des grands projets, en tenant compte de se propres réalités qui permettent aux ressortissants de s’y sentir, à l’aise. Ici, ce n’est pas visible ou du moins, pas pour l’instant, mêmes si de grands travaux titanesques fleurissent surtout dans la vielle d’Abidjan qui vient de s’étendre à plusieurs kilomètres, faisant de certaines villes environnantes, l’île d’Abidjan comme à Paris et sa ceinture.

Au niveau de la santé, beaucoup reste à faire ou tout doit-être refait. Les deux CHU de la ville, offrent plus la désolation, de crainte et ceux qui y rentrent pour la plupart, n’ont aucun espoir d’en ressortir vivants, au point où ils sont surnommés, des mouroirs. Aujourd’hui, avec le Coronavirus, c’est maintenant on se rend compte de l’importance d’avoir soi-même ses hôpitaux équipés et fournis en médicaments. Dans le silence, beaucoup meurent de cette pandémie et non des moindres qui ont les moyens d’aller se faire soigner à l’étranger, comme, ils en sont l’habitude et la fermeture des frontières, les contraint à la mort et ils sont nombreux, ces victimes. Il faut revoir le problème de la santé.

Sur le plan de l’éducation, on vient laconiquement de classer la Côte d’Ivoire parmi les mauvais élèves au niveau de la sous-région, cela doit faire réfléchir. Il faut revoir le contenu de l’enseignement scolaire et universitaire ivoirien qui ne produit que des chômeurs, dont personne n’en veut. La formation dont on ne parle, traverse, elle aussi les pires moments de son existence.

On déplore le manque criard de laboratoires et les amphis sont devenus des lieux de désolation et la tristesse est devenue le lot quotidien de ces étudiants sous formés qui n’ont aucune perspective crédible d’avenir. Si de ce côté, l’état ne fait rien pour sa jeunesse, celle-ci, sera livrée à des rébellions futures, pas seulement en Côte d’Ivoire, mais dans la sous-région, puisqu’elle n’aura aucun emploi, donc des chômeurs chroniques à des prix moins chers.

Il faut tracer des plans directeurs sur des décennies comme l’avait fait le président Houphouët, en son temps, les ivoiriens mangeaient à leur faim, ils mettaient leurs enfants gracieusement à l’école, ils vivaient heureux et les ivoiriens, ne sentaient pas le poids de cette immigration qualifiée. A quoi ont servi tous ces bagages intellectuels, si on n’est pas capables de les mettre à profit de son pays, pour lui réserver un bel avenir ?

Sur le plan sécuritaire, on note une légère amélioration car depuis un certain moment, on n’entend plus parler des microbes, de gnambros, ceux-là qui semaient la zizanie dans les gares, il faut persévérer, on ne juge la crédibilité d’un pays que par son indice sécuritaire.

Il faut aussi que certains ministres, ne mentent plus au président pour qu’il s’adresse dans le faux à ses compatriotes. Sur le terrain, beaucoup reste à faire et ce n’est pas dans le mensonge qu’ils y parviendront. Le vrai bonheur, tout ce dont il a besoin, réside en Côte d’Ivoire, alors pourquoi vouloir aller plus loin, ce qui est tout près ?

                                                    Joël ETTIEN

          Directeur de publication : businessactuality.com  

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