Côte d’Ivoire: Soro Guillaume depuis l’Europe: » je serai à Abidjan pour gagner les élections présidentielles qui me donnent favori »

Soro affirme depuis l’Europe : « en octobre 2010, il y a eu une crise postélectorale et en 2020, nous assistons à une crise pré-électorale »

Depuis l’Europe Soro Guillaume lance des flèches

Le candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 20 en Côte d‘Ivoire, M. Soro Guillaume a tenu en Europe, des propos qui accablent le président Alassane Ouattara.

M. Soro a sévèrement mis le pouvoir ivoirien en garde sur ce qui se profile à l’horizon pour les élections présidentielles d’octobre 2020. Au cours de ce déjeuner offert à ses invités, M. Soro Guillaume affirme que M. Ouattara a lui-même fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour tentative de coup d’état et il s’étonne que lui, Soro, candidat potentiel ayant toutes les chances de gagner ces élections, le même Ouattara lui lance un mandat d’arrêt. Comme si c’était l’hôpital qui se moquait de la charité, il estime que M. Ouattara oublie vite son histoire.

Pour Soro, depuis octobre 2019, il n’a pas arrêté d’attirer l’attention sur les risques qui guettent son pays si rien n’est fait pour apaiser l’atmosphère sociopolitique. Comment lui Soro à qui tous les sondages donnent gagnant à ces élections, le pouvoir ivoirien puisse vouloir l’empêcher en lui mettant les bâtons dans les roues. Il affirme que M. Ouattara continue de lui faire la cour de venir militer au RHDP afin d’avoir l’immunité. Ayant décliné cette offre, Soro dit qu’il doit rentrer en Côte d’Ivoire pour participer aux élections présidentielles d’octobre, dont tout lui donne la voie de les gagner.

Soro et Bédié

A propos de ses rapports avec le président Bédié, il reconnait avoir des accords politiques avec lui. Tous les candidats de l’opposition iront au 1er tour et les autres, soutiendront le mieux placé au 2ème tour. Et s’il n’y avait pas de 2ème  tour et que le RHDP gagnait au 1er tour, à cette question, Soro dit niet. Pour lui, ces élections sont parties pour les deux tours. C’est pourquoi, Il invite l’ONU et l’UA à prendre leurs responsabilités comme elles l’ont fait en 2010 quand il était premier ministre, en les finançant pour éviter la guerre civile en Côte d’Ivoire.    

Pour Soro, il ne comprend pas les raisons de cette crise pré-électorale qui se joue en Côte d’Ivoire. A entendre les hésitations de M. Ouattara d’affirmer ou infirmer ses ambitions pour 2020 en juillet, le message que ce dernier lance est claire. Si je ne suis pas candidat, il n’y aura pas d’élections. Donc les ivoiriens sont partis encore pour longtemps dans les menaces qui vont troubler leur quiétude.

« Oui, j’ai été à la base de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire quand j’avais 29 ans pour M. Ouattara » lance Soro dans la salle. C’est pourquoi, il fait allusion à Victor Hugo qui disait et je cite : « opprimé hier, oppresseur aujourd’hui » fin de citation. Il s’adresse à M. Ouattara pour lui dire de se souvenir qu’hier, lorsqu’il se battait pour qu’il soit éligible, il était opprimé et qu’il ne comprend pas qu’il soit l’oppresseur aujourd’hui.

Soro a t-il des soutiens en Europe?

Parlant de ses supposés appuis en France comme en Afrique, il ne compte plus sur Macron mais sur l’opinion publique française. Pour lui, il ne comprend que Macron soit allé à Abidjan fêter son anniversaire avec des vieillards, devant Ouattara pour le rassurer du soutien de l’Elysée. Pour les chefs d’état africains, il se réserve de les énumérer, car pour ceux qui ne veulent plus briguer de mandat, le soutiennent.

Soro fait remarquer qu’il n’y a pas de sentiments anti-français en Afrique, sauf que les africains veulent, une nouvelle classe de politiques africains et comme l’Elysée soutient les dictateurs, alors, les jeunes lui disent non.

Comme on le voit, les jours à venir semblent très déterminants pour l’ordre public en Côte d’Ivoire. Cette élection qui définit des horizons sombres, seuls les candidats peuvent se concerter pour trouver le juste milieu pour une élection libre, participative, inclusive, démocratique. Mais, à les entendre ou les voir, les camps seront farouchement musclés pour en découdre.

Ils oublient l’essence de leur combat, l’amélioration de la condition de vie des ivoiriens pour qui, ils se battent, mais, c’est plutôt, un carrefour de règlement de compte qui fera couler beaucoup de sang, tout est parti pour.

                                                                                               Joël ETTIEN

                                  Directeur de publication : businessactuality.com

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