Côte d’Ivoire / SOTRA: Il faut revoir l’entretien des bateaux-bus, les arrêts de bus et les gares lagunaires.

Le manque d’entretien des acquis de la société de transport abidjanais (la SOTRA), met à mal l’avenir de cette société prisée par les ivoiriens et qui ne fait rien pour s’accommoder d’entretien.

Les gares de la SOTRA manque d’entretien

La SOTRA donne l’impression d’une souffrance qui ne dit pas son nom. Pourtant, les ivoiriens la préfèrent malgré la concurrence déloyale que les autres lui font subir au quotidien. Les bateaux bus sont dans un état de délabrement très avancé, mais ses clients lui restent toujours fidèles. Quelques bus vétustes circulent encore dans les rues de la capitale économique ivoirienne, luttant avec les vieilles carrosseries d’un parc auto plus inquiétant que rassurant.

Les arrêts des bus sont quasi à l’abandon et les quelques rares clients qui attendent ces bus parfois délabrés, manquent aussi d’entretien. Même si les passagers ne respectent pas les consignes barrières imposées par la Covid-19, les ivoiriens font fi de ce constat et continuent de lui accorder encore un petit bénéfice.

Quant aux gares lagunaires, le regard est tristement pitoyable. Depuis la construction de ces infrastructures à ce jour, on se rend compte qu’aucun responsable de cette société n’a mis l’accent sur l’entretien. L’avancement des courants d’eau, ronge les grosses barrières cimentées qui luttent depuis des décennies contre ces érosions en permanence et les barres de fer qui sécurisaient les passagers sont lamentablement atteinte de rouille. Aucun bureau n’est ouvert et tout est fermé donnant l’impression de travaux, ce qui est faux.

Les responsables qui vendent les billets, vous exigent de la monnaie sinon vous ne pouvez pas avoir accès au bateau, lui-même le ton de son moteur ne rassure pas, mais les passagers n’ont pas le choix.   

Il faut songer à l’entretien de ces gares qui faisaient la fierté de cette société d’état. Au Plateau, le siège de la gare du bateau-bus n’est plus digne de ce nom. Aucune infrastructure pour protéger les passagers en attente et les forces de l’ordre ont été obligées de barrer la voie pour la sécurité de ces passagers.

A Treichville, de loin, on voit une autre gare lagunaire flottante en attente d’une toilette pour offrir un regard et une assurance.

Il faut revoir l’entretien des gares et les arrêts de bus à Abidjan. Si on veut lutter contre le flot de voitures polluant la ville d’Abidjan, il faut donner envie aux usagers d’emprunter ces bus et bateau-bus. Il y a trop de véhicules qui circulent dans Abidjan et pour les réduire, ce n’est rien d’autre que multiplier les transports en commun, mais à Abidjan monter dans un bus, c’est dénigrant. Il faut mettre de l’ordre dans ce secteur qui a tout à gagner en dépit de ses voisines naissantes qui augmentent leur tarif pendant que la SOTRA maintient le sien à la bourse des ivoiriens.

                                                                      Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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