Côte d’Ivoire: il faut revoir le taux d’alphabétisation qui est de 43,09 %.

Le taux d’alphabétisation dans un pays, doit logiquement dépasser les 55%, mais en Côte d’Ivoire, ce taux est en passe de devenir, une plaie chronique, puisque l’école ivoirienne, elle-même souffre de la carence de ses responsables. Sur la liste des pays par taux d’alphabétisation, le rang qu’occupe la Côte d’Ivoire, est effarant, 163ème . Le taux en Côte d’Ivoire est de 43,09% et ce n’est pas normal.

L’alphabétisation en Côte d’Ivoire

Le taux d’alphabétisation correspond au pourcentage des personnes de 15 ans et plus sachant lire et écrire dans une population. C’est l’UNESCO qui est en charge de s’occuper ou d’alerter les pouvoirs sur l’alphabétisation, souvent les subventionnant pour éradiquer ce fléau.

Le taux d’alphabétisation est lié :

Au sous-développement. Il atteint près de 50% dans les régions de l’Asie du sud et de l’Afrique subsaharienne. Au fort taux de croissance démographique, qui rend difficile dans les pays les plus pauvres la scolarisation de toute la population. Ainsi 73% des analphabètes vivent dans des pays parmi les plus peuplés au monde : Inde, Chine, Pakistan, Bangladesh, Nigeria, Indonésie, Brésil, Iran et Soudan, la Côte d’Ivoire, étant considérée comme pays intermédiaire, mais touchée tout de même.

Au genre, les femmes étant les plus touchées car elles se marient jeunes, sans aucune base de formation scolaire.

La Côte d’Ivoire est classée au 163ème rang mondial et je pense que ce n’est pas normal, qu’elle peut mieux faire. La pauvreté et la tradition, constituent de freins en matière de scolarisation des enfants. En Côte d’Ivoire, depuis sous le président Houphouët, pour bloquer l’évolution de la connaissance, on avait instauré l’enseignement télévisuel dans les années 1970 qui avait coulé beaucoup d’ivoiriens. Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu le BAC probatoire qui avait enrayé toute une grande frange de la jeune population, sans compter le légendaire concours pour rentrer en 6ème.

Dans certaines localités où la femme n’a aucune valeur si ce n’est pour procréer, la jeune fille ne va pas à l’école et on la force à se marier très tôt et les jeunes garçons vont cultiver la terre. Au nord et à l’extrême ouest de la Côte d’Ivoire, du cours élémentaire au cours primaire, dans une école, le nombre d’inscrits à l’école ne varie pas les 100 élèves, pour une population de plus de 5000 habitants.

Il faut revoir et aller à la sensibilisation de ces populations qui sont encore rattachées à leur tradition. Dans les zones où les parents avaient un peu de moyens, le mépris de leurs efforts par le système, a contribué à la baisse du niveau de scolarisation des enfants. Dans les zones de production du cacao et du café par exemple, la chute souvent brutale des prix de ces matières, contribue aussi, au stop de connaissance scolaire.

La Côte d’Ivoire doit revoir tout son système éducatif, qui diminue chaque année. Dans de tel pays, tous les vices se développent puisque tout le monde veut travailler et avoir un salaire pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, ainsi, on voit se développer la prostitution.

Dans certains quartiers d’Abidjan, on trouve des jeunes filles de moins de 10 ans qui se prostituent encourager par leurs parents qui n’ont plus rien pour subvenir aux besoins de la famille. Les tares liées aux conséquences de l’analphabétisation dans un pays comme la Côte d’Ivoire, sont incalculables et multiformes.

 C’est pourquoi, l’état doit veiller à l’éducation nationale et subventionner certaines ONG sérieuses qui vont l’aider à combler ce vide. Chaque année, les raccourcis de l’école sont nombreux. Si on ne met pas au centre de toutes les préoccupations, la formation, l’éducation, quel pays on livrera dans cette compétition mondiale où, à chaque instant, il y a des nouvelles données ?  

                                                  Joël ETTIEN

      Directeur de publication : businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.