Côte d’Ivoire: Un autre drame à l’hôpital général de Port-Bouët.

Un autre drame vient de se produire à l’hôpital général de Port-Bouët. Pour un accouchement par césarienne, dame Anne Franceline vient de succomber, après que son sang se soit vidé de son corps. Que désire la médecine ivoirienne contre les pauvres mères qui donnent la vie ?

Drame à l’hôpital général de Port-Bouët

Anne Franceline vient de payer le triste et lourd tribut de l’insouciance du personnel soignant de ce grand hôpital de référence, situé dans la commune de Port-Bouët en donnant la vie, le dimanche 23 mai 21. Elle est morte par une simple césarienne. Tout ce que le personnel trouve à se justifier, comme motif sur son acte de décès : « on a tout fait, mais Dieu en a décidé autrement. Cependant, on a pu sauver l’enfant lors de la césarienne. »

Voilà le motif et le justificatif écrits sur l’acte du décès de dame Anne Franceline. La version de son malheureux époux, le père de l’enfant, l’orphelin qui vient au monde sans sa mère est bien plus différente: « la césarienne a été ratée et s’est soldée par une hémorragie (le sang a été découvert lorsqu’on a enlevé le tissu qui couvrait le corps qui baignait de son sang sans qu’on on s’en aperçoive sur le lit de l’opération).»

L’évidence, c’est le constat du décès de la dame en voulant donner vie à un enfant comme il se fait partout dans le monde et voilà, le triste sort que la négligence du personnel soignant de l’hôpital général de Port-Bouët vient de démontrer.

Quelques semaines en arrière, un tel cas s’est produit à l’hôpital général à Adzopé, une ville de province où les sages-femmes et leur complice de gynéco, ont laissé une femme mourir sur la table d’accouchement et la réaction du ministre N’gou Dimba Pierre, ne s’est pas fait attendre et la sentence a été immédiate. Pourquoi les autres n’en prennent pas de la graine pour se doubler d’une conscience professionnelle ?

Ainsi désormais, le grand hôpital de renom de la commune de Port-Bouët, est devenu un mouroir, un centre à craindre et on ne comprend pas le silence en premier lieu des autorités communales et celui du ministre de la santé. Il ne faut surtout pas favoriser la mort par des inconscients assassins qui pratiquent dans les centres de santé.

Anne Franceline est décédée à la suite d’un accouchement par une césarienne, césarienne devenue banale dans les autres centres, qui se font le doigt dans le nez. Pourquoi et comment le personnel de cet hôpital peut-il le faire en donnant la mort ? Ainsi, la vie de la pauvre Anne Franceline vient d’être ôtée, parce qu’elle est tombée sur des assassins, des incapables, qui souillent la réputation de la santé publique ivoirienne.

Non seulement, nous voulons des sanctions sévères à l’encontre de ces bourreaux, car ce n’est pas normal de ternir l’image de l’hôpital ivoirien. La Côte d’Ivoire serait-elle malade de ses hôpitaux ?

                                                              Joël ETTIEN

                Directeur de publication : businessactuality.com

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