Côte d’Ivoire: sur les pas d’une guérilla ?

Ne s’achemine-t-on vers une guérilla urbaine en Côte d’Ivoire ? Tout porte à le croire et il est grand temps, de poser la question pour attirer l’attention des uns et des autres, des conséquences dramatiques, de leur vengeance si tel sont les intentions.

Vers une guérilla en Côte d’Ivoire ?

Une guérilla, est d’abord invisible. On ne sait jamais d’où viennent les tirs et les personnes sont tuées. Dans un conflit intercommunautaire, ce sont des individus qui s’affrontent mécontents des conditions nouvelles de leur vivre-ensemble, très souvent basés sur le foncier rural. Donc, les affrontements entre les communautés, mal gérés et les attaques ciblées contre les personnalités, vont entrainer inéluctablement et malicieusement les ivoiriens vers une guerre civile.

On nous annonce que deux cortèges ministériels ont été attaqués et il y a eu des blessés et des morts. Le cortège du ministre Sidi Touré a été attaqué, bilan 5 blessés par balle et celui du ministre Amédée Kouakou, un mort par balle.

Au regard de ce qui précède, il faut poser la question pour attirer l’attention des autorités, de l’opposition et du peuple ivoirien de ce qui les invite droit dans une guérilla, si rien n’est fait pour trouver les auteurs et coupables pour les traduire devant les juridictions compétentes.

La CEDEAO vers qui l’opposition espérait trouver une issue à sa plainte, vient de la condamner pour reconnaître la validité de cette élection. L’UA et les autres vont emboiter le pas pour féliciter le nouveau président élu, M. Ouattara. Alors notre inquiétude et même notre interrogation, à quoi servirait ce conseil national de transition, qui semble ne pas avoir d’alliés et de soutien ?

Sans toutefois remettre toutes les stratégies des uns et des autres en cause, loin de notre analyse, nous faisons des constats pour éclairer l’avenir de leur aboutissement, si au final, tout cela est fait pour le bien-être des ivoiriens, pourquoi, les amener à la mort inutile ?

D’un côté comme de l’autre, chacun semble avoir raison sur ses agissements, mais dans tous ces combats, où se situe la protection du peuple ? Les élections sont terminées. La France ne va jamais accepter qu’il y ait le désordre en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire, un bicéphalisme au sommet de l’état, encore qu’il y a eu une élection à laquelle tous les quatre candidats, ont obtenu des résultat, les absents comme les participants.

Voilà qu’hier mardi 3 novembre 2020, l’après-midi, une tentative d’arrestation a failli être opérée contre le président Bédié et les responsables de l’opposition, dans une situation aussi délétère, on pousse le pion vers des affrontements. Dans certaines localités, malgré la fin de l’élection, on continue de se tirer dessus, sans que le pouvoir ne prenne ses responsabilités pour faire revenir le calme. On ne sait pas si cet élan de mettre aux arrêts les responsables de l’opposition, se poursuivra. Jusqu’à quand, prendront fin toutes ces courses effrénées dressées contre les ivoiriens.

La délicatesse de la situation sociopolitique ivoirienne, dans sa complexité, ne doit pas éloigner, les tenants des deux camps à faire semblant de regarder ailleurs, alors que des localités s’embrasent et des personnalités visées et certains des membres de leur cortège tués. On va tendre vers des attaques ciblées, des domiciles incendiés, des enlèvements, des assassinats, enfin, où les leaders politiques ivoiriens, entraient les ivoiriens ? Quand est-ce que le pouvoir prendra ses responsabilités?

Est-ce qu’on ne s’achemine pas vers une guérilla en Côte d’Ivoire ?

                                                         Joël ETTIEN

          Directeur de publication : businessactuality.com

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