France-Afrique: Quel pays africain est capable de prendre son propre envol sans l’accord de la France ?

Tant que les présidents africains n’auront pas ce courage de provoquer un vrai colloque, un vrai sommet France-Afrique sur la révision des accords de coopération, profitables à la seule France au point de rabaisser le niveau de ces africains, aucun pays africain ne connaitra aucun développement. La France n’apportera jamais de technologie à ses colonies, si ce n’est que du transfert de ses enseignes commerciales et comment un pays peut-il se développer avec le commerce ? Elle a fait de ces colonies, des comptoirs de commerce, pour des peuples à faible revenu.

Que vaut l’accord France-Afrique ?

Abordons le système scolaire et universitaire : aucun pays africain, ne peut se permettre de construire une simple université tant que la France ne donne son accord. Comme cette France ne veut pas que ces africains croissent, elle contrôle ce système capital pour qu’un pays se développe. En Côte d’Ivoire, elle a imposé madame Kandia Camara pendant plusieurs années, sachant bien les insuffisances de celle-là, maintenant qu’elle se rend compte que le peuple veut grogner, elle accepte enfin, de la remplacer par une vraie intellectuelle, Madame Mariatou Koné. Aura-t-elle les coudées franches pour organiser les assises sur l’éducation que tous connaissent ?

Faire ces assises, voudra dire qu’il y a eu un échec et qu’il faille tout reprendre à zéro pour adapter ce système aux réalités de la Côte d’Ivoire ? Quand on sait que la finalité de l’ancien système imposé par la France à ses colonies, réside à la formation des chômeurs, puisqu’il fait croire que sans le BAC, on n’est rien. La Côte d’Ivoire est le premier au monde producteur de cacao, troisième de café et tout pousse sur le sol ivoirien, est-ce que le gouvernement peut-il construire des grandes écoles et universités avec des nouvelles stratégies en fonction des richesses agricoles par exemple, pour que ceux qui en sortiraient, trouvent du travail ?

Madame Mariatou veut bien procéder à la restructuration en profondeur de l’école ivoirienne, nous aimerons qu’elle ait les coudées franches pour adapter les réalités du pays à la nouvelle école.

Sur le plan de la santé, on constate que dès qu’une personnalité ivoirienne souffre d’un malaise, on l’évacue dare à dare dans les hôpitaux français pendant que les hôpitaux existants sont devenus des mouroirs. Dès qu’un président veille mettre le doigt sur ces paliers pour apporter du soulagement à ses compatriotes, si ce n’est pas une rébellion, c’est un coup d’état, comment les africains peuvent-ils s’en sortir ?

La France-Afrique, un véritable poids

Comment ces pays africains peuvent-ils se développer si leur école est au rabais, quand ils ne sont pas libres de leur diplomatie, de leur défendre et de leur monnaie ?

On sent de la bonne volonté des ministres de la santé et de l’éducation nationale prendre conscience de l’enjeu, mais est-ce qu’ils auront les coudées franches pour aborder ces secteurs clés qui permettent à tout pays d’émerger, sinon avec les vieux clichés, ils ne pourront rien obtenir.

La volonté politique semble pointer à l’horizon, mais est-ce que la France laissera faire ? Cela veut dire qu’aucun pays africain francophone n’est pas encore libre et autonome de définir ses propres priorités pour amorcer son propre développement. Enfin, quand on te serre la gorge, la seule chose qui reste à faire, c’est de chercher à sortir des griffes de l’étouffeur, avant de voir s’il y a possibilité de regarder autour, ce qui reste à faire, alors dans ce cas, on a peur de prendre d’autres essaies.

                                                               Joël ETTIEN

                    Directeur de publication : businessactuality.com

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