France-Afrique: La difficile cohabitation entre la tradition et le modernisme.

La démocratie et les élections contre les africains et l’Afrique fait pitié dans son fonctionnement au quotidien, et le mode du choix de leurs leaders politiques, crée toujours des conflits qui paralysent le fonctionnement traditionnel, qui n’a pas encore intégrer le modernisme. Ainsi, on assiste toujours à une lutte entre la tradition et le modernisme. A quand, il faut tirer les grandes leçons?

Que vaut l’Afrique dans la France-Afrique

Impossible de voir ou lire l’avenir de l’Afrique avec lucidité et affirmation. Depuis longtemps plus de 60 ans, tous les calculs ne passent pas. A chaque élection, il y a des écueils et toujours mort d’hommes, pour le choix d’un leader, pour un temps bien définit. Dans la tradition africaine, c’est rare de trouver des tribus qui élisent leur chef, la plupart des chefs, sont nés et meurent sur leur trône.

Comme dans les temps anciens, en France il y avait les rois et qu’une révolution soit venue les guillotiner, cette révolution n’est pas encore arrivée en Afrique et la cohabitation avec le modernisme devient très difficile entre le choix imposé par les colons et le mode de désignation ancestral des têtes couronnées.

Ce que les français ont oublié, quand certains rois africains avaient été déportés, c’est selon leur volonté et non celle des africains. Ils ont gardé leur tradition locale et ils s’en portent bien. C’est quand, nationalement on leur impose de choisir un des leurs, pour gérer, leur destin national qui définit leur vie pour un temps déterminé, c’est là que le problème se pose.

Souvent, celui qu’on élit président, il n’est pas né chef et une fois au pouvoir, désire aussi mourir sur leur trône démocratique. C’est dans tous les gènes des africains. Au Cameroun par exemple, tellement que le président s’est mystifié, le pays donne l’impression qu’il n’est pas gouverné et les camerounais s’y sont habitués pour éviter la mort ou la prison à vie.

La faille des colons français, quand un seul fait leur affaire, ils le préfèrent que quelqu’un qu’ils ne maitrisent pas. Ainsi, à chaque fin de règne de ces élus, il y a de la bagarre et les morts se comptent par milliers. On n’en tire pas les leçons pour corriger et l’Afrique dort dans la tristesse.

Le sort des pays francophones

Dans l’espace francophone par exemple, il y a de la matière à réflexion sur le sujet. Le mode d’élection tel qu’imposé à ces africains, ne passe pas et il n’y a personne pour lancer l’alerte. C’est dans cet espace-là qu’il y a trop d’instabilité qui devienne chronique et retarde le développement de ces pays liés à la France.

En lieu et place d’un transfert de technologie, ce sont des enseignes commerciales que la France leur impose, mais les consommateurs n’ont rien pour vivre, avec quoi, ils iront dans ces supermarchés pour y faire des achats ? Le pouvoir d’achat est quasi inexistant et c’est une minorité qui s’engraisse sur la majorité. Les villes brillent d’enseignes et les populations meurent de faim.

En parler, devient presqu’un crime pour lequel, l’auteur peut se faire flageller et emprisonner. 60 ans, ces pays qui ont hérité de cet héritage tanguent. Leur système scolaire est toujours calqué sur l’ancien système qui est improductif, ne remplissant plus les critères de développement de ces pays-là. Personne n’en parle.

Les centres de santé, ne fonctionnent plus et ce sont des jolis travaux de route, de grandes bâtisses pharaoniques, pendant ce temps, en interne, les peuples broient du noir. Il y a plus de chômeurs parce que le système colonial, a mis dans la tête que pour être considéré, il faut absolument devenir fonctionnaire et il y a combien de places dans cette fonction publique ?

Ainsi, l’élu est obligé souvent de gouverner sur la colère, le mécontentement et les crises s’enlisent. Comme on le dit, le poisson pourrit par la tête. C’est douloureux, mais il faut revenir ou interroger les détenteurs des Us et Coutumes, en Afrique pour que la vie ne soit mêlée aux conflits et qu’elle participe à des vrais développements.

                                                     Joël ETTIEN

        Directeur de publication : businessactuality.com

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