France/Décès de Mahely Ba: La plume pleure sa star.

Ma très chère Mahely Ba, je tremble encore sur mes pieds de te savoir désormais enfouie dans un cimetière que tu vas découvrir et dont tu y seras contrainte d’y résider. Quel malheur ! La plume pleure son adoratrice des combats contre l’injustice et c’était en France, le pays dit des droits de l’Homme. La plume pleure sa star.

Adieu Mahely Ba

Je te savais malade, et sans doute que c’était sur ton lit d’hôpital que tu nous renvoyais des petits messages d’espoir, pour nous rassurer de ta remise en forme et tu nous lisais. Je n’ai cru à aucun moment que la mort et toi, vous ferez ce voyage ensemble. Où te serait-elle déposée puisque c’est elle qui détient ta destinée, ma chère Mahély Ba ?

Tu ne m’avais jamais appelé par mon nom, si ce n’est la plume et je t’admirais comme, une flamme dans une forêt humide qui nous réchauffait. Donc, je t’informais sur ton lit, que je venais au pays, pour l’inhumation de ma belle-mère et sans compter celle de ma mère. Tu m’as lu et dans ta compassion, j’ai senti que tu me portais dans ton cœur.

Donc ainsi, je vaquais à ces occupations quand soudain, comme un effroi, je lis que tu es décédée. Mahély Ba, ma plume tremble sur mes doigts et ton cadavre se trouve sur les bords de la lagune Ebrié et tu dors désormais dans la glace de la morgue de l’IVOSEP.

La fois où je voulais vous rendre mon soutien, tu étais avec Hervé Djédjé et sur mon plateau à Pantin, je vous posais des questions sur le nouveau combat contre, l’assassinat du jeune de ta région, au domicile de Méhambly et ce jour-là, tu as déversé sur mon plateau, ta hargne contre l’injustice.

Je te savais mortellement contre l’injustice, c’est pour cela que tu étais à tous les combats contre elle et tu es partie. Le visage ouvert, avec tes signes clinquants d’artiste engagé, ta coiffe et tes boucles d’oreille, ton franc-parler, tu ne passais pas inaperçue, mais si fragile.

Quand j’appris que Hervé Djédjé, ton Hervé sur qui tu t’appuyais venait de te quitter, je me suis dit, putain, comment fera t-elle ? Et tu fis un direct à cet effet, les larmes aux yeux et je me suis dit, holà, qui pour te soutenir. Les autres t’ont écoutée, alors que de cette séparation, tes forces venaient de te manquer et tes bras, te tombaient. Ceux qui ont contribué à cette fracture, ignoblement, sont ceux-là qui crient leur désarroi, la nature humaine.

Tu n’as pas supporté cette énième séparation de trop sur ton parcours sentimental et tu as tout relâché.

Je ne vais pas susciter de débats, tu n’es plus là, pour te défendre, mais, voilà que ceux pour qui, tu ne dormais pas, le président Gbagbo et Blé Goudé que tu appelais affectueusement mon fils, vont rentrer au bercail et pendant que le peuple vivant va jubiler, toi, tu seras sous terre, isolée, éloignée de Paris où tu en avais fait sa base. Le monde des humains !

Mon ultime hommage, pour si peu de mots pour décrire mes maux, Mahély ba, tu as secoué la toile et tu continues de l’ébranler avec les émotions diverses, souvent sincères et hypocrites, mais pars en paix. Ta lutte a abouti et ce sont des couronnes qui te seront déposées sur ta sépulture que beaucoup ne visiteront jamais parce qu’éloignée de leurs préoccupations vacancières.

Waoo, la femme au sourire luxuriant avec ses dents blanches, la courageuse qui était à tous les combats et qui donnait aussi de sa voix pour les chansons de propulsion et de galvanisation, tu es partie.

Mahély Ba, c’était celui que tu appelais, la plume qui, par sa plume, te pleure, vas, ma plume ne t’oubliera jamais, dans tous les cas, tes œuvres artistiques sont là, pour nous rappeler de toi. Vas avec ta voix qui reste immortelle dans notre discothèque et facebook, nous fera revoir souvent tes directs, qui n’auront plus d’effets, puisque tu avais vaincu, et triomphé de tes victoires. Mahély Ba ! Adieu, la femme, adieu, ma mère, adieu, peut-être l’incomprise qu’on comprend après que le souffle la relâche !

Un jour sera toi, pour toujours !

                                                         Joël ETTIEN

          Directeur de publication : businessactuality.com     

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