Guinée-Bissau: hommage à Titina Sila, quand des femmes ont contribué aussi au combat pour l’indépendance.

Quand des femmes guinéennes se démarquent et mènent la lutte au même titre que les hommes, peu importe le temps, il faut leur rendre hommage, c’est le cas de la défunte Titina Sila que nous saluons, au travers de cet article.

Titina Sila, une héroïne

Elle s’appelait Titina Sila. Très jeune, elle milite aux côtés du père de la nation guinéenne, le président Amílcar Lopes da Costa Cabral, qui ont combattu farouchement les portugais, pour mettre fin à 500 ans de domination portugaise.

Malheureusement, elle fut assassinée 10 jours après le meurtre d’Amílcar Lopes da Costa Cabral , le 30 janvier 1973, dans une embuscade tendue par les portugais, en voulant traverser le fleuve Farim pour assister aux funérailles du père de la nation indépendante, de la Guinée-Bissau.

Titina Sila a rejoint la guérilla à un très jeune âge et à 18 ans déjà, elle était chef de troupe. C’est par les armes et la guerre que la Guinée-Bissau a obtenu son indépendance en 1974, grâce aux sacrifices de nombreuses dont Titina, la Générale Hadja Satu Camara Pinto, la seule survivante des temps immémoriaux des Amílcar Lopes da Costa Cabral.

Il faille rappeler aux misogynes que l’Afrique a toujours regorgé de braves combattantes qui se sont battues pour sa liberté.

Si on ne parle pas des autres femmes africaines, c’est parce qu’on leur a collées des responsabilités liées aux taches ménagères. Aujourd’hui, l’histoire africaine, qui n’est pas enseignée dans les écoles et universités, ce continent perd sa valeur, à force de chercher à enseigner la culture des autres surtout de ses colons.

En Guinée-Bissau, les femmes ont beaucoup contribué à la lutte émancipatrice pour acquérir leur indépendance. Aujourd’hui, le président Umaro Embalo se bat pour restituer à l’histoire ce combat héroïque.

Nous souhaiterions que la Générale Hadja Satu Camara, donne des conférences dans les universités et collèges, sur leur combat de la libération de leur pays.

Où est-elle inhumée, notre regrettée militante Titina ? Ne méritait-elle pas une belle sépulture ou rejoindre les autres qui dorment au cimetière de la Forteleza d’Amura ?

                                                                 Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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