Guinée-Bissau: pourquoi pour l’élection du candidat Embalo, le pays, peine et offre ce spectacle au monde entier?

 Peut-il avoir un troisième tour des élections en Guinée-Bissau après avoir déclaré le candidat Embalo vainqueur?

Pourquoi tant de suspens autour de la victoire du candidat Embalo?

La commission électorale a organisé des élections et les résultats sont coincés dans les tiroirs de ces cours qui se jouent de la notoriété des organisations internationales et le peuple bissau est dans un attentisme que personne, ne peut décrire.

C’est celui qui ne connait pas les problèmes dans ce pays qui peut s’estimer heureux. Voilà, depuis plusieurs décennies, l’administration est au ralenti parce que les fonctionnaires ne sont pas payés. L’école est bloquée faute d’arriérés de salaire, les hôpitaux sont dégarnis de matériels et les malades meurent. Tout est vraiment au ralenti.

C’est pourquoi, ces élections de 2019, devraient être une bouffée d’oxygène pour les tous les bissau-guinéens et les voilà, pris en otage par un camp qui refuse d’admettre les résultats. Le deuxième tour a proclamé vainqueur le camp Embalo . Le camp de M. Simoes Pereira s’obstine à bloquer tout un processus et la communauté internationale donne de la passivité, de la compromission et ce qui devrait être un moment de jouissance et de joie, se transforme en une angoisse, une crainte, une peur. Ce que la communauté internationale oublie, c’est que ce pays, a la magie des coups d’état. Au moment où on leur apprend la voie de la démocratie, les voilà qui en doutent.

Faut-il les laisser dans le désordre et le chao ?

C’est faire le nid de la cruauté et de la méchanceté. Et la CEDEAO et l’Union Africaine qui ont déjà validé les résultats, sont attendues pour trancher rapidement afin d’éviter que les colères ne se transforment en une guérilla urbaine.

Pourquoi donner cet espoir au président élu et reconnu, M. Umaro Embalo donc ? A quoi joue le tribunal pour défier la crédibilité de la CEDEAO, de l’Union Africaine et qui va les mettre à dos ?

 Le gagnant, sachant les difficultés qui ont plombé son pays, ne se donne aucun répit. Il ne fait que voyager pour aller vendre les atouts de son pays, pour attirer les investisseurs et Dieu seul sait, ce périple. La France, le Canada, sans compter les pays africains et arabes, tout ça pour aller vendre la destination de son pays.

Récemment, il se trouvait en Indonésie, en compagnie de l’ambassadeur Carlos Moreno, où il a pu convaincre M. Joko Widodo, le président indonésien à venir investir dans son pays.

rencontre avec le candidat Embalo

Pendant qu’il se donne ce mal, sur le terrain, le candidat malheureux distribue des liasses de billets de banque à des avocats et à certains juges qui tournent le cou de l’histoire de leur belle démocratie en l’exposant, en des querelles interminables.

Si le candidat Embalo a gagné ces élections, où se trouve la crainte de son adversaire pour qu’il se comporte de la sorte pour déshonorer et ternir l’image de son pays.

La CEDEAO qui est supposée être l’organe suprême, Simoes Pereira ne la respecte pas. Avec qui, il traitera quand il viendra avec cette force de désobéissance et défi vis-à-vis du positionnement de son pays ?

Pendant que les autres avocats comme on le dit en Bissau, se laissent corrompre pour créer la chienlit, deux jugent s’en sont désolidarisés qui veulent que la vérité soit dite. Du coup, tout est bloqué.

Nous espérons que la sagesse et l’assurance doivent habiter les deux camps. Si c’est par peur que le candidat Simoes s’attache à ce combat, il faut que le gagnant, le candidat Embalo, lui garantisse, une sécurité pour l’encourager à jouer pleinement son rôle d’opposant.

Quand un pays revient de loin comme la Guinée-Bissau, inutile de faire souffrir ses habitants qui n’attendent que des jours heureux et meilleurs pour leur vie. Il ne faudrait tout de même pas montrer à la face du monde, que dans ce petit africain de l’ouest, pour ce que les grandes nations font à deux tours, chez eux, il leur en faut trois. Il ne faut pas exagérer.   

Si la vie est sacrée chez les autres, il faut qu’elle le soit aussi en Afrique.

                                                                         Joël ETTIEN

         Directeur de publication : businessactuality.com

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