Elections présidentielles: La Côte d’Ivoire ne sent plus son chef et le président Ouattara semble absent.

La Côte d’Ivoire dans sa fragilité de se chercher à se construire son propre modèle de développement, n’a pas besoin d’un chef qui s’exclue et qui s’éloigne d’elle, mais d’un président qui prend soin d’elle, qui l’écoute et qui l’aime peu importe les périodes et les vicissitudes. La Côte d’Ivoire ne sent plus son chef et le président Ouattara, semble très loin, absent.

La Côte d’Ivoire va mal

La Côte d’Ivoire n’est pas parvenue à devenir une nation, elle n’est même pas au stade d’une république, puisque ses acquis, sont aussi fragiles. De 1960 à ce jour, La Côte d’Ivoire se cherche, à cause de la pluralité de ses composants en tributs et en ethnies. Elle devrait être composée de micro-nations, mais la France qui tient ses reines économiques, diplomatiques et de sa défense, ne voudra jamais, qu’elle soit autonome pour se donner de l’oxygène.

Pourtant, ce pays a tout pour être un vrai conducteur de développement et se définir son propre modèle. J’ai cru qu’avec son expérience multidimensionnelle, à son arrivée au pouvoir, M. Ouattara allait transformer les cœurs en des êtres combattants, dans l’union, rassembler tous ces petits pays autour du sien pour en faire un vrai havre d’union et de paix, une vraie force.

Il a parcouru tout le monde entier, je ne sais pas quel pays, il n’a pas visité, pour des raisons que lui seul sait. Pendant qu’il était dans les airs, en bas, son peuple se cherchait des abris de sécurité. Certains en sont morts, d’autres dans les prisons, en fuite, dans l’indifférence totale de ses préoccupations.

Qui ne sait pas qu’il est le président de la république de la Côte d’Ivoire pour qu’il lutte son propre siège ? Au départ, ils étaient plusieurs à le suivre à lui faire confiance et au beau milieu de son parcours, beaucoup sont partis. Soro Guillaume, le président Bédié, Mabri, Duncan et ensuite Amon Tanoh, ça fait un peu de trop pour un seul homme. Qui, il est véritablement pour que ses amis d’hier le quittent brusquement et brutalement ? Même si les raisons sont différentes les unes aux autres, mais des amis qui deviennent d’un coup, des ennemis, il y a de quoi à se poser des questions.

Son peuple se meurt et il regarde ailleurs. Les morts, il y en a tellement causé, que ceux-ci, ne lui font aucun effet. Il a pleuré toutes les larmes de son corps, il n’en a plus. Mourrez, le président Ouattara arrive, mais quand ? Des microbes découpent ses compatriotes à la machette, il n’y a rien à voir, circulez. Des balles réelles atterrissent dans le crâne de sa jeunesse, il sourit et s’en moque royalement. Pour tout ivoirien, la douleur et le regret sont lisibles sur le visage. Très peu, en jouissent, mais ils ne sont pas nombreux, hélas.  

Mais son pays n’est pas attaqué de l’extérieur et il vaque à ses occupations électorales. Peut-être que ceux qui le suivent ne peuvent plus lui parler pour lui donner des conseils, mais cette obstination à vouloir absolument revenir reprendre le pouvoir pour lequel, il a passé 10 ans de sa vie à bâtir des ponts, routes, barrages hydroélectriques et j’en passe, tout ça, la haine va les emporter, dans la révolution populaire.

La Côte d’Ivoire a t-elle un chef à sa tête ?

Le président Ouattara n’est plus dans la réalité quotidienne de sa gestion, c’est le candidat solitaire qui voyage, sachant bien que sans de gros sous, le monde ne sortirait pas. Des foules payées à coût de milliards pour sortir et après, le simple tee-shirt à son effigie, reste dormir dans les placards parce que celui qui le portera, peut se faire agresser par les mécontents qui n’attendent qu’il s’adresse à eux. La force d’un chef, c’est l’écoute car lui seul, n’a pas la science infuse, c’est pourquoi, il doit rassembler ses semblables, pour partager quelques moments avec eux.

Le vrai chef, se remet en cause et souvent en question. Ai-je bien fait ou mal fait ce que je devrais ? Il doit avoir plusieurs oreilles et une seule bouche. Pourquoi, le président Ouattara persiste à rester que de laisser son image luisante et prospère dans le souvenir lointain d’un regret ? Est-ce à dire qu’il continue de régler ses comptes, mais contre qui ? Pense-t-il un seul instant à son après ? Voilà ses collaborateurs qui meurent quasiment sur les champs d’honneur ? Tout passe, c’était le nom du chien de mon grand-père, qui lui aussi est mort. L’appréciation, c’est quand on sait partir au moment où, personne ne s’y attend. A vouloir trop mettre de l’air dans un ballon, on risque de l’exploser.

Il faut que tout ce combat contre les ivoiriens, laisse leur pays à eux, c’est aussi, une marque d’amour, peut-être la surprise que le président Ouattara pourra réaliser comme, une grosse œuvre, s’il rate ce coach, il n’aura servi que pour les autres au détriment de son peuple qui ne le sent plus, parce qu’il ne le comprend plus.

                                                           Joël ETTIEN

           Directeur de publication : businessactuality.com

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