Côte d’Ivoire: Si le président Gbagbo a appelé Hamed Bakayoko, n’avait-il pas ses raisons?

Si le président Gbagbo a téléphoné au Premier Ministre Hamed Bakayoko, n’avait-il pas ses raisons ? Depuis ce matin, les grands médias relaient l’information selon laquelle, le président Gbagbo aurait eu un entretien téléphonique avec le Premier Ministre ivoirien et comme, c’est un échange téléphonique et non, une lettre ouverte, c’est la panique totale et ceux qui ne peuvent pas accepter l’information, la qualifient de fake-news. N’avait-il pas ses raisons? Notre analyse.

Pourquoi le président Gbagbo a appelé le ministre Hamed Bakayoko ?

L’opportunité de cet acte, ne doit pas être jugée de farfelue ou d’ingratitude à l’égard de l’opposition qui venait d’avoir son soutien. Le président Gbagbo quoi qu’on dise de lui, est un grand démocrate. En s’associant à l’opposition, ce n’est pas pour l’encourager à créer ou faciliter la naissance d’une guérilla. Il l’a dit lui-même, que rien ne pouvait l’empêcher de rentrer dans son pays, mais ce sont les conséquences de sa présence, qui font qu’il est toujours en exil et qu’il rentrerait par la voie légale.

Pendant qu’il luttait contre le président Houphouët, quelles propositions, les adversaires de ce dernier, ne lui avaient pas faites pour tenter des coups de force. Il n’a jamais voulu emprunter le chemin d’un coup d’état et il est parvenu au pouvoir, par la voie des urnes. Quand il est sorti récemment comme il le disait encore, c’est parce qu’il sentait son pays aller à des dérives.

Mais jamais, le président Gbagbo, ne se mêlerait à un conseil national de transition pendant que les institutions de la république fonctionnent. Au début, il leur avait dit de négocier avec le pouvoir avant d’aller à ces élections, le président Ouattara n’en a pas voulu entendre de cette oreille.

Les enjeux économiques et politiques en Côte d’Ivoire sont tellement énormes, surtout avec la main puissante de la France sur sa diplomatie, sa sécurité, sa monnaie et sa défense. Donc si pour l’instant, cette France n’a pas encore trouvé le remplaçant du président Ouattara, elle préférerait le maintenir. Si le président Bédié qui a subi, un coup d’état en voulant aller à contre-courant des intérêts de cette France, en n’a pas tiré les grandes leçons, lui, Gbagbo, ne veut plus commettre les mêmes erreurs.

Qui étaient les représentants de messieurs Affi et Bédié dans les bureaux de vote pour donner un taux de participation au rabais ? Ce n’est pas le président Gbagbo qui se trouve à Bruxelles qu’il n’est pas informé ou ne suit pas ce qui se passe. Bien au contraire. Il a aussi compris que l’opposition ne veut de son retour au pays car de tels agissements, prolongeraient, non seulement sa souffrance et annuleraient son retour.

En plus, on ne nous dit pas qu’il a téléphoné à M. Ouattara, plutôt à son Premier Ministre. Comment quelqu’un qui n’est même pas encore sorti de prison va retrouver dans un conseil national de transition ? Ainsi, le président Gbagbo vient de se désolidariser de cette opposition et affiche sa reconnaissance au nouveau pouvoir qui vient de remporter les élections, auxquelles, messieurs Affi et Bédié, n’ont pas eu le courage de faire enlever leur photo sur le bulletin de vote et indirectement ont obtenu des scores.

Au lieu de passer par l’ombre pour heurter le mur, il a préféré d’aller droit vers la lumière car, c’est ceux qui sont les bois sacrés, qui savent et les autres subissent. Nous y reviendrons car, pour ceux qui refusent de croire et pour ceux qui croient, le président Houphouët Boigny, disait que la politique, c’est la saine appréciation des choses bonnes ou mauvaises du moment. Ne jetez la pierre au président Gbagbo.

                                                                    Joël ETTIEN

         Directeur de publication : businessactuality.com

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