Le Tchad dans la tourmente : La Constitution, rien que la Constitution !

Nous venons de recevoir ce texte d’un tchadien, qui nous suit depuis et a estimé nécessaire de passer par nos soins pour augmenter son champ de visibilité. Nous le remercions pour nous faire connaître davantage dans leur cercle, et ce n’est qu’ainsi que le combat de faire remonter l’information sur l’actualité africaine qui est notre crédo, puisse être connue.

Le Tchad dans la tourmente constitutionnelle

Après la brutale disparition du président Idriss Déby Itno, Emmanuel Macron a affirmé que la France soutiendrait « une transition pacifique, démocratique et inclusive » et non « un plan de succession ». Son homologue congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président en exercice de l’Union africaine (UA), s’est joint à ses propos en espérant « un très vite retour à l’ordre démocratique ».

Dans un communiqué commun, la France et la République Démocratique du Congo ont ainsi réitéré « leur attachement à la stabilité et à l’intégrité du Tchad ».

Mais, par une charte de transition publiée le 21 avril dernier, le fils du président défunt Mahamat Idriss Déby Itno s’est autoproclamé président en violation de la Constitution de son pays. Celle-ci prévoit, en cas de vacance du pouvoir présidentiel, un intérim exercé par le président de l’Assemblée Nationale.

L’ABACO affirme avec force et vigueur son opposition au système de transition familiale et demande fermement au Conseil militaire de transition de restituer le pouvoir au président de l’Assemblée Nationale afin qu’il assure cet intérim constitutionnel et qu’il organise l’élection présidentielle dans les meilleurs délais.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Vice-Président de l’ABACO chargé des Affaires extérieures

Fait à Paris, le 28 avril 2021

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