Liban: Tripoli une nouvelle fois en proie à de violents affrontements

La ville de Tripoli a été le théâtre de violents heurts dans la nuit de dimanche à lundi malgré les mesures de sécurité renforcées prises par l’armée et la police après une semaine d’affrontements qui ont fait un mort, 400 blessés et d’importants dégâts dans les bâtiments publics.

Tripoli dans de nouvelles violences

Les mêmes scènes, au même endroit. Des groupes de jeunes le visage masqués ont affronté les forces de l’ordre autour du sérail de Tripoli qui abrite les administrations publiques, non loin du siège de la municipalité, incendié jeudi soir.

Des militaires postés sur les toits ont arrosé les manifestants de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Les protestataires ont mis le feu à des bennes à ordure et ont tiré des feux d’artifice et lancé des pierres. Ces heurts ont éclaté malgré le quadrillage de la ville par l’armée, qui a établi des check-points et procédé à des fouilles corporelles.

Quelques heures plus tôt, l’armée avait annoncé l’arrestation de 17 personnes accusées de vandalisme et de destruction de biens publics et privés.

La journée, des centaines de manifestants venus de toutes les régions libanaises s’étaient rassemblés sans incidents sur une place de Tripoli pour exprimer leur solidarité avec les contestataires de la deuxième ville du pays. Ceux-ci réclament un allègement du confinement décidé pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 qui aggrave les conditions économiques

Les incidents qui secouent Tripoli depuis une semaine divisent les Libanais. La violence de certains groupes de manifestants, qui ont lancé des grenades sur les forces de l’ordre, a suscité un vif émoi, même si les demandes des contestataires sont jugées légitimes par une partie de l’opinion publique.

avec rfi

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