Liberté: Quand un peuple attend tout de l’extérieur, sa liberté est compromise.

Un peuple qui croit que son salut viendrait de l’extérieur, est un captif et en proie à la disparition, tôt ou tard. De tous les peuples qui se croient en captivité et qui cherchent à en sortir, le peuple de Côte d’Ivoire, manque de courage et de détermination, car ils ne peuvent pas terminer ce qu’ils commencent et tous les 5 ans, pour des élections, certains deviennent des loups et des sacrifiés pour des victoires.

Quand un peuple dépend de l’extérieur

Les ivoiriens sont un peuple adorable mais politiquement, refusent de renforcer leur culture politique et ils deviennent de proies très faciles pour ceux qui les tiennent en captivité depuis plus de 70 ans. Non seulement, les partis politiques qui devraient les former, ses leaders, eux-mêmes ne le sont pas pour la plupart, donc, ce sont des cris, des injures. Quelques-uns qui sont au fait de ces choses, on ne l’écoute pas et tous les jours, ils enfoncent dans les douleurs.

Pendant que les autres luttent pour s’en sortir, les leaders politiques ivoiriens, font croire à leurs milliers de militants, de dormir que ce sont dieux, la CEDEAO, l’UA, la cour africaine des droits de l’Homme et des peuples et la France qui viendraient les aider à arracher, leur indépendance.

Comme ils ne croient que ce sont toujours les autres qui se battraient pour eux, pendant que les burkinabé, les maliens, leur donnent des exemples pour booster leur abnégation, leur courage, leur détermination, ils sont dans les salons de leurs responsables politiques, pour égrener le chapelet marial. Les autres avancent et eux, sont tapis et attendent.

Comme, ils ne peuvent pas mener leur combat, dès que ceux en qui, ils espèrent disent le contraire de ce qu’ils attendent, cela crée un buzz et ils se nourrissent de fake-news, les fausses rumeurs.

Aucun parti politique, ne se penche sur ces maux pour créer des assises et tous attendent. Les coups de l’extérieur, n’attendent pas et le malheur pleut sur eux. L’Homme n’a plus d’importance dans ce pays. On décapite un garçon et n’arrête pas leur conscience pour la mettre en éveil. Si l’Homme ne fait plus partie de leur lutte, de leur quotidien et qu’ils s’en dédouanent par la roublardise, les compromissions, qu’est-ce qui peut provoquer en eux, le choc, l’éveil ?

Quand un peuple ne lit pas, ne se cultive pas, parce que la vie elle-même, est une formation continue, ce peuple sera toujours le nid des multinationales qui l’exploite sans lui donner un seul centime, pendant qu’il est dans la misère la plus inamissible. En Côte d’Ivoire, cela fait des décennies que ce peuple est exploité et qui continue de confier son sort à des dieux inexistants, à des étrangers qui trouvent leur compte dans leur désordre.

Les ivoiriens souffrent. Ils attendent qu’un messie vienne les délivrer et ce dernier se fait à son tour désiré. Si le système maintient toujours le président Gbagbo et Blé Goudé en dehors de leur pays, il sait qu’ils sont capables de susciter des vacarmes qu’ils ne pourront pas gérer. C’est pourquoi, il va les obliger à signer des documents pour leur retour et comme dit un aîné, on ne libère pas un prisonnier politique, mais on le réhabilite.

Quand ceux-là seront dans leur pays, est-ce qu’ils pourront agir comme par le passé ? Attendons de voir, mais ce n’est pas certain. Ils seront comme des lions sans dents et le même peuple va les vomir plus tard, parce qu’il croit tellement en eux, que leur silence dans la lutte se retournera contre eux.

Tout peuple qui tend sa main vers l’extérieur pour sa survie, est un mendiant car ça aussi, c’est une autre forme de tendre la main. Où est la différence entre un mendiant qui n’a rien obtenu de la journée et une nation qui ne reçoit rien et qui continue d’espérer que c’est toujours les autres qui doivent se mettre devant pour qu’ils les suivent ? Le temps nous situera de la fin de cette lutte à dents de scie. Un jour, tout le monde se lève pour occuper les rues et se repose 30 jours, avant de reprendre la lutte comme si celui contre qui, ils manifestent, est là pour les subir.

                                                Joël ETTIEN

        Directeur de publication : businessactuality.com  

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