Côte d’Ivoire: Le président Laurent Gbagbo pourra t-il réunifier le FPI ?

La déchirure du FPI qui a suscité autant de débats pourra t-elle être recollée par le président Laurent Gbagbo ? Le FPI s’est beaucoup affaibli et son président Affi N’guessan qui a veillé aux grains, les militants et sympathisants l’attendent.

Fracture au sein du FPI: Que peut le président Laurent Gbagbo

Ce qu’il faut saluer en Affi N’guessan, c’est ce courage de ne point laisser s’approcher Simone Ehivet qui vient de perdre la face et les bénéfices d’un mariage long de plusieurs années. Si, cette dame avait eu le nez creux de s’approcher de lui pour tenir le FPI, peut-être que le président Gbagbo, allait uniquement se servir de son EDS pour mener la suite de son combat. Fort heureusement, le coq a bien géré la basse-cour et la poule n’a pas daigné s’en approcher, néanmoins le FPI est devenu trop fragile à cause de ses courants qui ont plus inquiété que de rassurer.

Le président Gbagbo en est tellement conscient que le premier à féliciter, ça sera bien lui Affi N’guessan, lapidé, conspué et cette pierre rejetée pourra devenir la principale. Ce que Affi N’guessan prônait depuis des lustres arrive et il aura fallu qu’il soit là, pour poser les bases pour remettre les clés de la maison au propriétaire.

Le FPI est trop divisé. Mais à y voir de près, ce n’est rien du tout pour le président Laurent Gbagbo qui a sans doute alimenté et encouragé cette division pour éviter à son ex-femme de s’en accaparer. Ce qui est évident, FPI-GOR n’est pas un parti politique, il n’est qu’un courant et cela existe dans tous les partis politiques. Affi N’guessan sait très bien aussi qu’on ne peut pas supprimer, effacer les traces d’un féru de la politique comme le président Laurent Gbagbo, son maître et son « père », ce n’est pas possible.

L’heure de la reconnaissance a sonné et le président Laurent Gbagbo qui avait eu peur en encourageant l’émergence de l’EDS, se rend compte que son « fils » Affi a été un fin stratège et inutile de le conspuer. En d’autres termes, c’est à lui que revient l’appellation du gardien du temple.

Le temps a fait son temps au FPI. Tout le monde a payé. Tous les cadres ont subi le courroux et la furia. A quelque niveau, tout le monde a porté sa croix, qu’ils passent aux choses sérieuses et d’ailleurs, ils ne peuvent pas parler de participer à la paix et à la réconciliation, s’ils ne commencent pas par balayer devant leur propre maison pour avoir plus de crédit.

La fracture du FPI a contribué au débat. Le président Laurent Gbagbo sait aussi que rien ne sert de courir, mais il faut aller doucement parce qu’ils sont tous pressés. L’heure a sonné de se remettre ensemble.

                                                 Joël ETTIEN

             Directeur de publication : businessactuality.com

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