Sénégal: Ça ne va plus avec la France.

Si le Sénégal rentre dans la révolte, que deviendra la France en Afrique de l’ouest ? Des vidéos d’une extrême violence circulent sur la toile en ce moment montrant des émeutes à Dakar où tout ce qui est à l’effigie de la France part en fumée et un gendarme brûlé vif, pour manifester leur colère au futur projet non dévoilé du président Macky Sall de vouloir tripatouiller la constitution pour briguer un troisième mandat.

Le Sénégal sur les pas du Mali ?

L’homme politique africain qui ne se soucie pas de ce qui se passe au Mali, Burkina Faso, en Guinée-Conakry et maintenant au Sénégal, est appelé à disparaître. Le mécontentement africain francophone est réellement viscéral et les autorités des pays en question doivent en prendre de la graine.

Nous rappelons que le Sénégal était la capitale de l’Afrique Occidentale française, AOF, où, la France croit pouvoir détenir autorité et fermeté sur les sénégalais. Ce qui se passe actuellement et les images qui nous sont servies, indiquent que toute chose a une fin et qu’il faut savoir lire entre les faits et l’actualité.

Tout brûle en Afrique francophone et c’est la France qui est dans la zone de mire. Si elle ne prend pas la mesure de ce qui se passe et qu’elle veut se la jouer le maître de ces africains outrés et remontés, c’est elle la plus grosse perdante.

Aujourd’hui, la France n’est plus seule à détenir la vérité et la technologie, des pays émergents, émergent. Et, à force de la voir fouetter ses colonies, ils vont offrir d’autres alternatives à ces pays-là et comme, tout ce qui est nouveau, est plus beau, les africains essayent avec ces nouveaux maîtres qui émergent et qui leur proposent mieux équitablement.

Hier, c’était N’djamena, aujourd’hui, c’est Dakar. A qui le prochain et ces hostilités ne sont pas loin de contaminer les autres si les jeunes africains ont tous les mêmes symptômes, sans remèdes français.

Au regard de l’incurabilité de la maladie, les jeunes vont aller ailleurs pour se faire soigner et comme, on doit à celui qui donne la vie, alors, il ne faudrait pas que la France se croit encore dans son hégémonie d’écraser. C’est pourquoi, le plus vite sera d’organiser un grand sommet France-Afrique pour réfléchir sur tous ces sujets qui ne répondent plus aux accords sclérosés qui rabaissent les africains et les chosifient.

Attention, la France se perd et ce n’est pas dans les discours haineux, pédants et méprisants qu’elle pourra redresser le tir car on ne prend pas de vinaigre pour attraper des mouches.

                                                          Atchory Alexandre

                                      Correspondant à Abidjan

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