Côte d’Ivoire: Pour une sortie tant attendue, le président Dramane Ouattara a montré sa haine dans son interview.

Pour une fois qu’il sort pour s’adresser à ses compatriotes et au monde entier, le président Dramane Ouattara a choisi ou son service de communication a préféré, un journal français, et si le complexe du blanc persistait encore chez nos hommes d’état ? Le service de communication du président de la république ivoirienne, continue de froisser les journalistes ivoiriens et fuient les médias appartenant aux africains. C’est triste et dommage à la fois.

Pourquoi le président Dramane Ouattara sort des griffes ?

C’est juste relevé cet aspect. Revenons dans le fond de cette interview relayée sur les réseaux sociaux.

Le président Dramane Ouattara, candidat, dit ce sont les opposants qui provoquent les violences, parce qu’ils n’ont pas d’arguments et que sa candidature, est une candidature d’urgence face à un cas de force majeure suite au décès d’Amadou Gon Coulibaly. Si tel est le cas, il n’a donc pas de projet de société ou du moins, il s’approprie de celui de son défunt dauphin. Je laisse le soin aux cadres compétents de son parti, le soin de ruminer cette gifle.

Il dit qu’il se fait insulter, parce qu’il se présente contre sa volonté, c’est encore dommage qu’en face, l’opposition, ne se donne pas le droit d’analyser le contenu de cette interview, sinon, elle y aura du moulin à moudre. Mais Soro Guillaume a déjà lancé les couleurs, en lui rappelant qu’il n’avait rien en 2010 et c’est un autre chef d’état qui lui aurait prêté de l’argent, qui n’a pas encore remboursé à ce jour.

Compte-t-il mourir au pouvoir, quand il dit ceci : « je tiens à mon aura mais voulez-vous que j’abandonne mon pays à ces ivoiritaires, des gens qui ont dilapidé les ressources de la Côte d’Ivoire pendant des décennies » fin de citation, si en 2025, des ivoiriens des bords de ces ivoiritaires, se présentaient, il reviendrait encore poursuivre ses chantiers inachevés ?

Au moins, il reconnait que s’il avait organisé des primaires après le décès de M. Gon Coulibaly, son parti aurait éclaté et Henri Konan Bédié serait sorti président. Le président Ouattara gouverne qui et pour qui au juste ?

Quand on lui demande s’il est inquiet par les violences qui tournent systématiquement à l’affrontement entre les communautés, le président de la république, sans aucune compassion, aucun remord, rétorque en ces termes : « pas du tout, cela finira après les élections…. » C’est donc la tenue des élections qui le préoccupe et non les hommes, ces ivoiriens pour qui, il prétend se battre pour leurs apporter le mieux-être ? C’est terrible ça.

Il est le président de la république d’un pays où pour des échauffourées, il y a mort d’homme, cela ne lui dit rien car pour lui, tout se calmera après les élections. Voyons. On comprend maintenant les raisons de l’envoi du commandant supérieur de la gendarmerie, en mission dans ces localités où on déplore, hélas, ces morts, tenir des propos guerriers.

Le président Dramane Ouattara insoucieux…

Un chef d’état, peu importe les causes d’une tragédie de ce genre, se rend en personne sur les lieus apporter le soutien moral aux parents des victimes et dans le cas d’espèce, c’est encore lui, qui s’attribuerait les dividendes politiques, parce qu’on verrait en lui, un président soucieux et solidaire de ses compatriotes.

Mais si les ivoiriens sont en danger, ils feront comment alors ? Bien avant de mettre les opposants aux arrêts et de décider du sort d’un des leurs pour la peine encourue, le président Ouattara démontre bien, sa main mise sur la justice, pourtant supposée être impartiale et autonome.

De quoi, a-t-il peur le président Dramane Ouattara pour qu’il méprise à ce point ses compatriotes ? Il semble avoir du mépris, de la haine contre tous ces ivoiriens. L’ivoirité a été créé, non pour exclure, mais pour valoriser la personne de l’ivoirien et des produits made in Côte d’Ivoire, donc, il n’aime pas les ivoiriens ? Sur quel concept, on peut reconnaître un ivoirien, selon lui ?

Le président Bédié avait initié, les douze grands chantiers, baptisés, l’éléphant d’Afrique. Il n’a pas eu le temps de le mettre en pratique quand il a été frappé par un coup d’état. Le président Gbagbo, a passé tout son temps à gérer, une rébellion dans un pays coupé en deux. Le Général Guéi, avait balayé le pays. Qui peut venir détruire, des biens qu’il aurait laissés à la postérité ? C’est parce qu’il avait fait juste après la chute du président Gbagbo, sous le prétexte que des monuments pour égayer la ville d’Abidjan, seraient des lieux de sacrifices humains et ils les avaient tous détruits.

 Il oublie que c’est à la faveur du pont Henri Konan Bédié, que ce dernier avait bradé son parti politique, en lançant un appel à ce qu’il soit reconduit ?

Si c’était des journalistes ivoiriens ou africains, ils le pousseraient dans les questions, à reconnaître ses fautes politiques et lui permettre de manifester un amour à ses compatriotes, ce qui n’a pas été le cas.

Comme il dit qu’il modifierait encore la constitution, une fois, ré-ré-élu, on attend la fin, sa propre fin, quand il aura choisi ses propres hommes pour sa succession.

Dans cet entretien, on n’a pas senti le président qui cherche le suffrage de ses compatriotes, mais celui qui se barricade contre ses ennemis et cela se rejaillit sur l’ensemble de tous les ivoiriens. Il est tellement sûr de son affaire, qu’il lui faut un peu de considération et de prudence, tout de même. On ne sait jamais !

                                                           Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com

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