Nicaragua: A trois mois de la présidentielle, José Peraza, un autre opposant mis aux arrêts

Le politologue José Peraza a été arrêté lundi soir au Nicaragua. Cette arrestation porte à 29 le nombre d’opposants interpellés dans le pays à près de trois mois de la présidentielle.

José Peraza mis aux arrêts

Au Nicaragua, les arrestation d’opposants continuent. Le politologue José Peraza a été arrêté lundi soir et est accusé « d’atteinte à l’indépendance et à la souveraineté », a annoncé la police nicaraguayenne. Un chef d’accusation inédit, qui s’appuie sur un ensemble de lois votées récemment par un Parlement acquis au président nicaraguayen. Au total, 29 opposants ont été interpellés.

Le politologue est membre du conseil d’administration d’une formation d’opposition (UNAB), composée d’organisations de la société civile participantes aux manifestations antigouvernementales de 2018 qui ont fait 328 morts, selon des organisations de défense des droits humains.

Cette vague d’arrestation au sein de l’opposition nicaraguayenne provoque un tollé national et international. Le président Ortega est accusé de vouloir empêcher toute concurrence pour les prochaines élections qui doivent se tenir le 7 novembre prochain car dans le pays, une personne qui est sous le coup d’une enquête ou d’une arrestation ne peut se présenter à une élection.

Actuellement, sept candidats ont été arrêtés : Cristiana Chamorro – fille d’une ancienne présidente qui avait déjà battu Daniel Ortega dans les urnes et son adversaire la plus sérieuse -, Arturo Cruz, Felix Maradiaga, Juan Sebastián Chamorro, Miguel Mora, Medardo Mairena et Noel Vidaurre. Le dépôt officiel des candidatures aura lieu du 28 juillet au 2 août.

De son côté, le chef de l’État assure que ces personnalités des « criminels » qui cherchent à le renverser avec l’aide financière des États-Unis.

avec AFP

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