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RDC: deuxième journée de violences à Kananga dans le Kasaï-Central

Les miliciens Kamuina Nsapu avaient promis de descendre sur la ville. Finalement, ils ont été bloqués par les autorités dans les faubourgs de Kananga.

Mais les affrontements ont duré presque toute la journée ce vendredi. Un couvent a notamment été saccagé, mais les sœurs s’en sont sorties saines et sauves.
Des motards qui fuient… A l’entrée de la commune Nganza, une dizaine de miliciens ont érigé une barricade. Les militaires tiennent le pont qui mène en centre-ville. Mais ce sont des pick-up de la police qui foncent dans leur direction. Les tirs sporadiques ont duré toute la matinée.

Les habitants de Kananga sont généralement prévenus par des SMS de ces attaques. Ce vendredi matin, la plupart restaient devant chez eux, tendant l’oreille. « On a tous peur, on n’a jamais connu ce type de violences ici, le Kasaï, c’était une oasis de paix ».

Résultat : toutes les écoles étaient fermées, les boutiques, les marchés aussi, une circulation au ralenti. Et devant le siège de l’Unicef, les blindés des casques bleus uruguayens veillent.

Les adeptes de Kamuina Nsapu cherchaient également à descendre depuis l’autre côté de la ville. Du côté du quartier Plateau où la veille ils avaient fait irruption dans le collège Saint-Louis, chassant les élèves. Cette fois, ce sont les sœurs de la Charité et les sœurs carmélites qui ont été chassées de leur couvent.

Les locaux ont été saccagés, croyaient savoir les sœurs. Beaucoup de tensions ces derniers jours autour des propriétés de l’Eglise. Des tracts et des SMS menacent la conférence épiscopale d’attaques si Félix Tshisekedi, fils de l’opposant historique, n’est pas nommé Premier ministre. Ce type de message fait redouter aux observateurs une politisation du conflit.

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