Casamance: Le Mouvement des forces démocratiques bombardé par l’armée sénégalaise

Les principales bases du front sud du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) sont tombées. Le rapport de force a tourné en faveur de l’armée sénégalaise. Les rebelles se sont repliés plus à l’ouest. Un replis tactique, pour reconstituer de nouvelles bases. Dans cette guerre silencieuse, sans couverture médiatique, ni le Sénégal, ni le MFDC ne communique sur un quelconque bilan.

Retour aux hostilités en Casamance

Trois bases indépendantistes, notamment la 2 et la 9, toutes du front sud du mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) sont tombées  une à une après les intenses bombardements de l’armée sénégalaise mardi et mercredi.

Jeudi, dès les premières heures, les tirs à l’artillerie visaient essentiellement  Sikoun et ses fromagers géants. Ce sanctuaire où les combattants se préparent mystiquement abrite l’Etat major du commandant Adama Sané. Au bout de quelques heures, le cantonnement a été abandonné. Ses occupants se sont repliés plus à l’ouest.

 Le rapport de force sur le terrain a donc tourné en faveur de l’armée sénégalaise qui a utilisé de gros moyens pour déloger les rebelles de leurs bases. Ils se sont replié par petits groupes avec armes et bagages pour disent-ils, poursuivre le combat ailleurs.

Il reste à savoir si l’armée sénégalaise pourra sécuriser le retour au bercail des personnes déplacées et occuper effectivement un terrain totalement miné.

L’armée sénégalaise mène depuis une dizaine de jours des opérations militaires de « sécurisation » face aux indépendantistes de Casamance qui luttent depuis 1982 pour l’indépendance de la région méridionale du Sénégal.

Depuis le début de l’opération le 26 janvier, des tirs ont été entendus dans la région de Ziguinchor, principale ville de Casamance, dans une zone proche de la frontière avec la Guinée-Bissau, selon des témoignages rapportés par la presse sénégalaise.

Contactés par l’AFP, des habitants de villages situés en Guinée-Bissau, comme Bergolen, Nhalom et Papia, ont affirmé avoir entendu mercredi de fortes détonations venant du côté sénégalais de la frontière, où les rebelles disposent de bases en forêt.

« Nous sommes en opération dans le secteur de la forêt de Bilass contre les groupes armés », avait déclaré fin janvier à l’AFP, à propos de cette zone, un haut responsable militaire s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

repris par Jason

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