Côte d’Ivoire: Gbagbo, Simone et Affi, quand tout tourne à la dérision.

Gbagbo, Simone et Affi, la roue des vieux souvenirs oubliant que lorsqu’une chaine est rouillée, il faut la remplacer. On ira jusqu’au bout, mais au bout de quoi ? Tout tourne à la dérision.

Divorce entre Gbagbo, Simone et Affi ?

L’histoire des Hommes s’écrit parfois dans le sang, l’amour et même la pitié. Celle qui se dépeint sous les yeux des ivoiriens sans qu’il y ait des interventions d’apaisement, est piteusement regrettable.

Le pouvoir souvent mange ses propres enfants tout comme dans une rébellion. « Quand les dents sont trop longues, l’estomac ne se remplit jamais et quand un ventre est tout le temps affamé aussi, l’esprit se remet difficilement en place pour servir les autres ».

Qui aurait cru qu’un matin, toute cette chaine d’amitié allait se transformer en éclat de poussière pour aveugler ceux qui ne savent pas dans le fond du problème. Voilà un conflit qui plaît et dont personne n’ose se rapprocher pour recoudre les vieux. C’est celui qui porte son bagage qui en connaît le poids. Affi N’guessan en porte et le poids lui semble lourd. Simone, semblant exténuée de trop de rivalités politiques et sentimentales, se prépare dans l’ombre pour réagir, mais comment ?

Quant au « vieux renard », devant sa tanière, il regarde et affiche sa sérénité. Même au-dessus de sa tête, l’épervier ne l’effraie pas, il prend du bon air. Les enfants savent s’amuser mais ne savent pas se cacher.

Que s’est-il passé pour en arriver à ce point d’adieu, à ce carrefour de plusieurs chemins ? Le pouvoir, ses avantages et ses malices.

Pendant ce temps, il y a des milliers de morts dont les esprits se promènent et certains continuent de pleurer et demandent vengeance. Gbagbo semble entendre leurs cris et il se bat pour s’en dédouaner. Si Simone avait accepté en son temps de le laisser à travers un discours savamment écrit pour que Laurent le lise, peut-être que Tagro ne serait pas mort avec une balle dans sa bouche. Des tirs à l’arme lourde n’allaient pas effacer l’existence de la résidence du président ivoirien. Aussi, il se murmure que c’est Simone qui n’avait pas voulu de ce retrait stratégique. Sont-ce fondées toutes ces paroles à son encontre ?

De retour d’un Marcoussi, la même Simone aurait tenté ou avait porté main à Affi qui était resté pour prendre l’ordonnance prescrite et acheter le médicament très amer pour soigner la crise. Depuis cette date, Simone n’a jamais « voulu porter Affi dans le cœur » oubliant que tout acte posé peut avoir des revers.

Pourquoi cette rupture entre Gbagbo et son ancienne équipe ?

Dans le trio, Simone a troublé la cohésion. Derrière le sourire éclatant, que se cache-t-il pour que tout s’effondre sur son chemin et dans sa main ?

Un jour peut-être que la vérité éclatera puisque certains autre lieutenants tel Don Mélo Ahoua arrivent. Sangaré est mort et les témoins vivants dans cette histoire, on en compte peu. C’est la course au pouvoir.

Le trio qui mange son trio et des vieux souvenirs s’étalent dans la fumée opaque des temps nouveaux. Qui pourra juger qui puisque chacun sait et se tait ? Simone « ronge ses doigts », mais connaît-elle encore son mari qui a passé dix ans derrière des barreaux et loin de ceux de son pays ? Les trois ont changé et malheureusement, le peuple a trop souffert pour se laisser conter des vieux souvenirs.

Cependant, dans ce conflit dont on n’arrive pas à mettre sur le compte de quelqu’un, c’est Nady Bamba qui semble « porter le poids et tirer les fruits ». Quand on ne connaît pas la valeur de son or dans la main, on vous l’achète à vil prix.

Laurent Gbagbo est allé jusqu’au bout à la CPI, mais localement, c’est quoi le bout puisque le combat semble ne pas avoir de bout ? Nous sommes en politique et quand devant il n’y a plus d’issus, qu’est-ce qu’on fait ?

                                   Joël ETTIEN

   Directeur de publication : businessactuality.com

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